Les noms de naissances chez les peuples guins – Attributions faites suivant les naissances au sein des différents clans.

Les guins se sont constitués en tribu. Ils tirent leur nom de la ville “Guingbo” ou Accra, dont ils sont originaires.

Ils se décomposent en différents clans qui eux-mêmes se divisent en plusieurs sous-clans :

Les Tugban constituent le clan de la famille royale de Glidji. Tous les rois de Glidji sont censés être issus de ce clan. Il se subdivise en 4 sous-clan : Les Adangbe, les Gbugblan, les Ela et les Nugo.

Les Akangban sont ceux qui ont exercé les fonctions d’interprète et d’intendants du roi de Glidji. La famille Lawson d’Aneho est issue de ce clan.

Le clan des Ané ou des Adjigo est le clan des anciens chefs de plage d’Aného et des percep­teurs des droits de douane pour le compte des rois de Glidji. Il s’agit d’un clan possédant un nombre de sous-clans aux us et coutumes complexes. On sait par exemple que chez les Adjigo, un certain nombre de membres fétichistes du clan ne doivent pas être circoncis alors que d’autres y sont amplement autorisés.

Les Noms Tugban : Les hommes s’appellent Foli, Kangni, Ekoué, Assiongbon, Tèko, Adama, Ayité, Amavi, Ayayi, Tètè et Tèvi. Chez les femmes, on trouve les noms comme Dédé, Akokoè, Ayélé, Ayoko, Kayi, Adaku, Chocho, Povi, Amélé et Anoko.

Dans les sous-clans alliés habitant les quartiers Djossi et Dégbénou, on retrouve les noms comme Nikué, Amoni, Amassan, Kuété, Koté, Afoutou, Kpakpo, Adote, Adovi, et Aduayi chez les hommes. Et chez les femmes : Debi, Adevi, Adukè, Adukoe, Adolé et Adoko.

Le sous-clan des Adangbe : Les hommes se nomment Tété, Tètè, Etè, Daté, Davi, etc… et les femmes se nomment : Dédé, koko, Dachi, Dalé, Dako etc.

Le sous clan Gbugblan ou Gnigblinvi (Gnigblin = dieu de l’étoile filante) : Les hommes sont Abbey, Amatey, Abekué, Matevi. Les femmes sont Mablé, Mèlé, Moko, Djagblé et Achoko.

Le sous-clan Ela est un sous-clan important habitant le quartier Ela à Aneho près du marché de Lagbonou (Place publique de Ela) : Leurs hommes se nomment Adjété, Lassey, Doé, Doté, Sewoa, Akovi... et leurs femmes se nomment Adjélé, Adjoko, Tèlé, Teko, Agnélé, Agnoko, Akoélé, Doélé, Doko. Leur principale fétiche est le Lakpan. C’est à ce sous-clan que revient la charge d’organiser, trois jours après la fête d’Epe-Ekpe, les réjouissances publiques en l’honneur de ce fétiche. La cérémonie s’appelle Ekpan-tchotcho. Tous les membres de ce sous-clan, indistinctement, hommes femmes et enfants sont obligés de porter pendant trois jours consécutifs, (mardi, mercredi et jeudi), les accoutrements les plus étranges et les plus bizarres, revêtir des vieux sacs, se couvrir la tête avec des chapeaux usagés et des feuilles après s’être teints la figure de différentes couleurs. Ils s’arment aussi de bâtons sculptés représentants les organes sexuels de l’homme et de la  femme et parcourent les places publiques en chantant les chansons les plus indécentes qui soient, et finissent en mimant l’acte sexuel devant des spectateurs.

Un autre sous-clan dont le nom n’est pas clairement défini, est responsable des fétiches principaux guins comme le Sakuma et le Kolé. Ils portent les noms Ama, Ayité, Ayayi, Kéku, Combé, Combiété. Ces gens ne doivent jamais porter des bijoux en or. On désigne parmi ce sous-clan, les prêtres Lumo, responsable du Sakuma et du Kolè. pour ce dieu Les Lumo ont pour consigne de tenir le calendrier de Ekpe-Ekpe, de fixer la date et de faire connaître le jour de la célébration, par I’intermediaire du chef de village, plusieurs semaines à l’avance. Ce sous-clan, de concert avec celui des Gbugblan, des Ela et des Nugo, accomplit chaque année les cérémonies rituelles de Sakuma et de Kolè au moment de la prise de la “Pierre mystérieuse”, le jeudi de Motagbe à Glidji-Kpodji.

Les Nugo habitent le quartier à l’ouest de Glidji-Kpodji. Les hommes s’appellent Apoté, Matityé et les femmes s’appellent Apolé, Apoko, Krobu, Abobo.

Exemples de Nomenclature Tougban

Le clan Akangban est le clan de la famille Lawson. L’origine du clan Akangban est difficile à tracer. Leur fétiche principal est Agbami, dieu de l’attaque et de l’activité, symbolisé par l’abeille. Le temple Agbami se trouve à Agokpame, lieu où s’est établi leur ancêtre commun, le chasseur Asiadu. Les hommes de ce clan s’appellent Laté, Boevi, Fesu, Têvi; et les femmes s’appellent Latré, Nadou, Anoko, etc.

Le clan des Adjigo dont les membres sont des anciens chefs de plage et percepteurs de douane du roi de Glidji, ne doivent pas manger le bouc ou encore de gros poissons comme le capitaine, appelé Agbanvi en langue indigène. Les noms particuliers des hommes de ce clan sont : Ahlonkor, Ahlin, Sanvi, Kwam, etc. et leurs femmes s’appellent Ahéba, Afoua, Ahlonkonba, Ahliba, Ahusuba et Kwamba.

Les Peda n’ont pas de noms particuliers. Les noms leurs seraient attribués à la naissance en fonction des circonstances qui président dans la famille sur le moment. Les hommes sont : Vilevo, Viwoasi, Viwuanu, Silété, Kémidé, Gbémihé, Gbéwoanu pour les hommes ; Sekpomé, Kegbédé, Hessi, Kéwoalo, etc. pour les femmes.

Les keta ou les Anlo, sont issus des anciens Anlo qui ont accompagné les guins durant leur exode jusqu’à Glidji et vivent dans le quartier Agbetigome puis dans les villages environnants. Ils se nomment : Efoé, Davi, Sasu, Echri, Lossu et Lossa chez les hommes. Et chez les femmes : Adjatugbe, Agbale, Kokoe, d’après leur fétiche (tron) et d’après leur jour de naissance.

Enfin, quelques noms de jumeaux dans les clans de Glidji.

Nom de JumeauxArticle écrit à partir de l’extrait (Pages 133 – 138) du livre : Histoire de Petit Popo et du Royaume Guin – du Roi AGBANON II de Glidji – Editions Haho, Les chroniques Anciennes du Togo, N°2.

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Voici tout ce que vous n’avez pas bien compris sur la TNT au Togo

L’arrivée de la télé numérique ressemble à une épidémie à laquelle tout le monde doit se préparer ! Tout le monde ! Mêmes ceux qui doivent nous dire comment nous préparer ! Eux-mêmes ne sont pas prêts et ne savent pas comment faire!

Sinon, comment la responsable du Ministère de l’Economie Numérique peut-elle annoncer tout de go (montrant jusqu’à quel point elle ne comprend pas grand-chose aux télécoms) : « VOUS DEVEZ CHANGER DE TELE » !!!

#mercimadamelaministredeleconomienumerique

TNT

Le salaud lumineux en flânant dans le salon de ses parents (ah il vit encore chez ses parents, ce vieux-garçon là ?) s’arrête, (ce qu’il ne fait jamais), devant un élément du 20H à la TVT. Un de ses anciens profs d’électronique numérique explique la différence entre l’attribut analogique ou numérique d’une chaîne de télé. K. OTTOU, Directeur Technique à la Télévision Togolaise, prêche avec beaucoup de peine ce qu’est l’analogique, et ce qu’est le numérique qu’à la fin, la mère du salaud lumineux est perdue… Devra-t-elle commencer par économiser pour changer de télé ? Du coup la sécurité alimentaire du salaud lumineux sera-t-elle remise en doute ? C’est dans le cas où évidemment sa maman fait des coupes budgétaires sur la bouffe de la maison pour acheter une télé ; tout ça par la faute de la Ministre Cina Lawson qui affirme le jour du lancement de la TNT au Togo: « donc les togolais vont devoir changer de télé d’ici 2015 »… aaaaaaaaaaaaargh !!!

D’abord, j’en veux à mon professeur d’électronique! Pourquoi ? parce qu’il n’a pas fait ce que dit réformiste Martin Luther : « Si je suis docteur et que le bas-peuple ne comprend pas ce que je dis, alors à quoi sert mon titre de docteur ».

Electronics-For-Dummies-0-300x300

Fort donc de cette assertion luthérienne, je me suis mis en demeure d’expliquer un peu plus que mon professeur, et par des mots simples à sens basiques, ce qu’est le numérique, sa différence de l’analogique et ce pourquoi, contrairement à ce que nous dit la Ministre, on ne changera pas de télé, chez moi, comme chez vous… et que la bouffe sera la même sur votre table le soir, quantitativement et qualitativement (IL FAUT MANGER POUR VIVRE… BIEN MANGER POUR BIEN VIVRE n’est-ce pas ?)
D’aventure, sachez que tout ce qui est numérique obéit à LA LOI DU TOUT OU RIEN, d’un état haut par rapport à un état bas, d’un 1 (état actif) par rapport à un 0 (état inactif). Et si vous ne comprenez pas à cette étape ce n’est pas grave.

signal numérique
On dira seulement que toutes les images arrivant sur votre télé quand vous regardez une chaîne à Lomé (TVT, RTDS, le NONVI VIVIEEEEEE le HOSEME) etc… sont des images analogiques. Quand on regarde une image analogique, elle est par exemple susceptible de :
• être très claire (avec le son tout aussi clair) parce que bien captée (la télé est sur la bonne fréquence d’émission de la chaîne que l’on regarde)

• ou moins claire (constellée de grains, avec un son bruité) parce que mal captée (la télé n’est pas sur la bonne fréquence)

remote

Le signal que reçoit la télé est un signal analogique émis sur une fréquence. Pour que votre image TVT apparaisse clairement, il faut que grâce à votre antenne sur votre toit et à la recherche/mémorisation sur votre télé, vous vous caliez exactement sur la fréquence de l’antenne émettrice (sur le toit de l’hotel 2 Février). En vous rapprochant de la fréquence de la TVT, l’image apparait avec des grains et une fois la bonne fréquence atteinte, cette dernière se stabilise. La même chose se produit avec une radio dont on tourne le bouton pour capter une station. On entend un bruit, pschhhhh. A 91.3Mhz on commence par entendre RFI avec le pschhhhhh en fond sonore et puis à 91.5Mhz, RFI est clair… « Vous écoutez RFI, et je vous en remercie… ».

#mercipapalaurentsadoux
Seulement, le signal analogique est à la transmission d’image ce que l’australopithèque est à l’humanité. On découvre au fil du temps que le numérique faisant office d’homo sapiens offre mieux que l’analogique en matière de qualités d’image ; Et qu’il se capte facilement.
Mais contrairement à ce que peut faire croire le gouvernement par la voix de sa ministre des télécoms, le signal numérique n’arrive pas directement dans votre télé. Quand il part de l’antenne (antenne parabolique, antenne CFI (Media+ /MMDS)), il vient d’abord dans un décodeur où il est décodé. Et ça va vous surprendre mais le décodeur convertit le signal numérique qu’il reçoit en signal analogique avant de le donner à votre télé.

Décodeur
Aussi, vous vous êtes surement rendu compte que le signal numérique ressemble à un signal qui a une mémoire. Quand votre câblage ou l’antenne n’est pas bien positionné, vous n’avez rien à l’écran. L’antenne bouge de 5 centimètres, tout part! elle est remise à la bonne position (tout est donc affaire de position? hum), tout revient! Même chose pour les câbles connectés depuis l’antenne jusqu’à votre décodeur. Il suffit que l’un d’eux soit mal branché pour que votre image à l’écran disparaisse complètement et que la télé n’affiche que du noir. C’est (Rappelez-vous, mes bons) la loi du tout (image est là) ou rien (image n’est pas là).
Ce qui vous séduit et vous renverse chez le numérique, c’est donc cette impression d’intelligence dont fait preuve le signal numérique capté. C’est comme s’il avait une mémoire. Vous avez calé votre télé sur le canal AV, votre antenne est bien positionnée ? eh bien, sur ce seul canal AV (audio-vidéo) vous avez la possibilité de capter une centaine de chaînes arrivant du décodeur. Ceci se fait d’ailleurs sans aucune recherche et mémorisation. Le décodeur a déjà tout fait, il vous apporte en une chaîne AV, plusieurs chaînes. On parle alors de bouquet (Comme la jolie Carole Bouquet? hum, for your eyes only).

bouquet
Bah oui, supposons que vous avez offert un bouquet à Madame la Ministre de l’économie numérique. Et dans ce bouquet de fleurs, vous avez mis, une orchidée, une tulipe, un hibiscus, une rose (et vous souhaitez que ses épines la pique un peu pour la punir de vous avoir menti ? petits garnements !!!), un hortensia, un chrysanthème et pourquoi pas, une fleur de lys, voire même une fleur de laurier. (Un salaud tout en fleur? hihihihihi). Madame la Ministre pourra en ce moment-là, vouloir profiter rien que du parfum de la rose, elle pique (pardon pour le jeu de mots) la rose parmi les autres fleurs et s’enivre de son parfum. Si elle est plutôt orchidée, elle va sélectionner l’orchidée dans le même bouquet, sinon, ce sera le jasmin. A chaque fois qu’elle pioche une fleur, elle donne l’impression d’avoir sélectionné une chaîne de télé dans le bouquet qui lui est parvenu.
A chaque fois que vous sélectionnez un numéro sur votre décodeur, vous prenez donc une fleur dans votre bouquet pour la mettre à l’entrée AV de votre télé qui à son tour ira l’afficher sur votre écran. Alors qu’en analogique, vous auriez placé une antenne sur le toit et mémorisé sur chaque canal de la télé, chaque station analogique.
D’ici là, petits malins vous comprenez pourquoi on n’a pas besoin de changer de télé ! QUAND ON PARLE DE NUMERIQUE, TOUT EST DANS LE DECODEUR et DANS L’ANTENNE !!!

La télé en bout de chaîne (quelque soit votre écran LED, PLASMA ou LCD) ne montre que de l’image analogique.

télé TNT

BAH OUIIIII Voyons ! Parce que la télé numérique terrestre, émet un signal numérique (comme média+ émet un signal sur Lomé). Votre antenne à la maison capte le signal numérique (contenant le bouquet de chaînes), le remet à un décodeur TNT qui va ensuite l’envoyer sur l’entrée AV de la télé. Ce n’est pas la télé qu’on achètera, C’est le décodeur et l’antenne qui va capter le signal de la TNT pour le rendre accessible à votre télé.

Ahaaaaaaaaaaaaa. Ça commence par aller ?

entrée AV
Maintenant, allons voir le revers de la médaille, car si on est prêt à faire de la TNT au Togo le 17 Juin 2015 (heureusement après la présidentielle, sinon j’aurais trouvé ça suspect), c’est à cause des avantages pour les autorités togolaises en général et l’ART&P en particulier.
Demandez-vous, d’où viendra le signal numérique que vos antennes vont capter à la maison ?

Il arrive en bouquet probablement de l’ART&P ! Le site d’émission TNT de Lomé est dans la zone GTA. Donc suivant notre explication de tout à l’heure, un signal regroupant en bouquet les chaînes de Lomé (TVT, TV2, TVsport, LCF, TV7, RTDS, ZION) va être émis à partir d’un site de l’ART&P vers les ménages de Lomé.
Si par exemple, un jour, l’une de ces chaînes s’amuse à transgresser les règles de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (la HAAC);  La HAAC va saisir l’ART&P pour qu’elle ferme la chaîne de télé. Seulement, avec le numérique, tout devient plus facile ! L’ART&P ne va pas aller chercher des gendarmes baraqués pour mettre sous scellé les locaux de la chaîne et couper son émetteur. nooon, c’est fini ça! Un individu désigné par l’ART&P ira seulement prendre le bouquet TNT émis sur Lomé et avec quelques clics de souris, va supprimer la chaîne du bouquet pour que les ménages ne le reçoivent plus!!!!

Bye-bye la chaîne d’incitateur à la haineeeeeuuu !  (Elle est pas belle la vie en numérique)?

écran de télé claire

Des indiscrétions disent même que les radios seront concernées dans les années à venir et qu’on n’aura que des radios numériques, dont l’ART&P pourra disposer à souhait dans un bouquet spécifique.

Ça sera la loi du :

« TU DECONNES! TU SAUTES DU BOUQUET! ».

Ça ressemble un peu à du « tout ou rien » ? bah c’est normal, le monde est à l’ère du numérique… le Togo aussi !

L’ère de la Papa-Présidence est arrivée.

Que ferons-nous de cet ennuyeux panneau-furoncle qui défigure le rond point « Colombe de la Paix ».

« Merci Papa Faure pour la cantine scolaire ».

Merci Papa Faure
Voici donc arrivé le temps  de la mercitude? Après Valérie Treiweiler disant « Merci pour ce moment » à son ex de Président, qu’elle a contribué à enterrer politiquement (elle aurait du lui mettre du poison dans son verre quand elle était à l’élysée ?), voici venu, pour le compte du Togo, notre “remercieur-maison” ; un individu qui est visiblement tombé dans le panneau pour dire « Merci » à « Papa » Faure pour la “mangeoire” scolaire…

L’auteur du panneau-bitos aurait pu aller voir le Président en privé pour manifester son remerciement, … lui envoyer un courrier… un email, un tweet, un post sur facebook dégoulinant de flagorneries, de léchage de bottes (et si on remonte un peu après les bottes on s’approche du c** ? mais bon…) , de « donnez moi un peu d’argent quand même, je vous remercie publiquement, je vends ma dignité, je m’étiquette comme mangeur à la mangeoire »…

De tous ces moyens distillés en  293 mots, Que nenni ! Notre fixeur de panneau n’en avait rien à faire. Il a choisi une grande affiche sur la place publique (pacifique voire “colombique”) pour dire au Président de la République

« Merci Papa » !

Voyons d’abord la chose sur un angle plus culturel…

Quand dit-on « Merci Papa «  dans nos cultures togolaises ?

Bah tu dis « Merci Papa » parce que ton père t’a donné de l’argent de poche (pour manger à la cantine ?) ou pour t’acheter des bricoles, (et même un peu de chanvre indien, histoire de revenir faire, j’vais t’péter la gueule papa, mais bon… ça c’est une autre paire de joints).

Calmez-vous, je vous amène progressivement à comprendre l’acte du poseur de panneau…

Désormais  une innovation s’ajoute à notre bagou culturel sur le volet des remerciements. On peut se répandre en remerciements à son papa (ou à son Papa-président), si et seulement si, il vous construit une ou plusieurs cantines scolaires (C’est un évènement n’est-ce pas?).

Vraiment ? Savons-nous ce qu’est une cantine scolaire ? histoire de voir si Merci vaut la peine d’être dit au nouveau papa des enfants du Togo. (oui, parce que avant on pensait juste qu’il était le papa de ses enfants à lui…)

Traversant cette époque formidable qu’est l’ère des TICs… Je n’ai pas cherché de midi à quatorze heures avant de “googler” « cantines scolaires, togo ». Et comme google en a l’habitude, j’ai été servi :

http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2011/03/18/community-development-project-improves-living-conditions-for-thousands-in-togo

« Certaines écoles situées dans des localités les plus pauvres du pays participent au programme de cantines scolaires, mis en place par le Projet pour lutter contre l’extrême pauvreté et permettre la scolarisation des enfants issus de familles très pauvres. Les repas sont préparés par les femmes des communautés bénéficiaires qui gagnent ainsi des revenus pour leurs familles. Environ 36 000 enfants bénéficient de ce programme, dont les résultats se traduisent en des augmentations substantielles des effectifs des écoles bénéficiaires, avec des taux de réussite atteignant parfois 95 à 100% ».

http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/1405-20005-togo-26-1-millions-de-la-banque-mondiale-pour-la-sante-et-le-developpement-communautaire

« Le deuxième financement est un crédit de 12,1 millions de dollars, qui correspond au deuxième financement additionnel du Projet de développement communautaire et des filets sociaux (PDC Plus). Ce nouveau financement vise à renforcer les micro-projets et à relancer le programme de cantines scolaires lancé par le gouvernement en avril dernier, en faveur de 31 000 élèves de 149 écoles situées dans les zones les plus pauvres du pays ».

http://www.afriquejet.com/afrique-ouest/5868-programme-de-la-cantine-scolaire-au-togo.html

Le programme qui s’inscrit dans le cadre du Projet de développement communautaire (PDC plus) est financé par le gouvernement togolais pour un montant de 1 milliard de FCFA et prend en compte des milliers d’élèves appartenant à 149 écoles des zones abritant des populations les plus vulnérables du territoire national“.

Voici donc ma synthèse somme toute modeste qui explique en des mots simples (Merci pour la simplicité).

La Cantine Scolaire

Retenons :
Elles sont plus des cuisines improvisées qui ne disent pas leur nom, dans des écoles situées en zones rurales, très vulnérables. Les murs tiennent le temps d’une saison sèche à la rigueur. Ils tiennent surtout lieu (avec un peu de toiture en paille) de salles de classe pour des élèves habitants des villages distants de plus de 5 kilomètres (quand ils ont encore assez de courage pour se taper la marche de l’élève combattant que vous et moi n’avons pas connu ? Ils sont la pépinière pour une discipline olympique : la marche ! #CNOT où es tu ?).

Exemple :

L’élève lambda arrive à l’école primaire publique de Sankortabima (je sais, vous êtes déjà perdu, so do i ! ), le ventre vide (à la rigueur, un peu d’igname grillé dans les poches) et des kilomètres à pied dans les jambes. Il y passe l’entière matinée entre gargouillis d’estomac et cours de grammaire, calculs, conjugaisons, etc. A midi, la faim est au zénith, l’estomac dans les talons, il n’y a pas grand-chose à manger (sans argent), l’élève (je l’ai appelé lambda, prénom togolais?) rentre chez lui, seul réfuge, après avoir été chassé par sa famine intuitu personae … la boutique de ses sacrifices consentis fermant à midi… il ne prend qu’un aller simple pour le bercail ! Il ne revient pas l’après-midi, il ne revient pas le lendemain, il ne revient jamais… le dernier jour du reste de sa vie, sera consacré aux activités champêtres, l’école ayant été envoyée paître (au diable…).

C’est fort de ce constat (qu’à défaut de faire des panneaux pour dire Merci Papa), quelque part dans les sphères gouvernementales, on a eu l’idée de créer des cantines scolaires. Il leur a fallu du temps pour s’en rendre compte :

« Faire manger l’élève à l’école aux frais de l’état c’est garantir une certaine relève de demain pour la nation tout entière ».

A l’image de Molière dans Harpagon, je m’interroge :

Faut-il manger pour aller à l’école ou aller à l’école pour manger ?

Ce que je sais est que, dans un cas comme dans l’autre, ON MANGE!

Et comme on mange avec l’argent, il fallait bien en trouver quelque part.

C’est là que la banque mondiale accourt au chevet de l’enfant togolais mourant de faim à l’école (oh la honte !).

12,1 millions de dollars (autour de 6 milliards de F CFA) allouée par la banque mondiale. Elle est accompagnée, soutenue à bout de bras (Abraracourcix?) par le gouvernement togolais avec à hauteur d’un milliard de francs CFA pour soutenir le projet.

Voilà, vous en savez suffisamment sur les cantines scolaires au Togo ? revenons au panneau !

 

Soyons clairs, le Président de la République malgré toute sa bonne volonté (doublée d’une certaine magnanimité légendaire héréditaire) n’a pas sorti de l’argent de ses poches pour créer des cantines scolaires… il ne s’agit même pas de l’argent qu’il aurait fait décaisser du trésor souvent à sec de l’état… il s’agit d’un financement extérieur obtenu sous (peut-être) l’impulsion très très personnelle du Chef de l’état, et gràce à l’implication très très soutenue du Ministère du Développement à la Base. A la Base ne faut-il pas d’ailleurs bien manger pour un Togo meilleur au sommet.

Question ? Pourquoi alors un « Merci Papa Faure » surdimensionné par panneau interposé?

Je fais appel à mon imagination; j’étale mes soupçons, mes suspicions, (allons, supputons mes bons gens) : Un individu pas très bien intentionné réfléchit à quoi dire ou faire pour s’attirer les bonnes grâces présidentielles ; Il veut gagner un peu d’argent en flattant l’égo du N°1 du pays, peut-être veut-il qu’on l’invite à participer à une campagne électorale où il n’y a pas qu’un seul panneau à mettre etc. Il court, saute, grimpe à un mât et y accroche une affiche qui montre combien le Président est paternel envers les enfants des autres, les enfants des sans-dents de paysans en zone défavorisées.

Seulement, affubler autant un chef d’état qui n’en demandait pas tant, d’un titre de Papa ne lui rend pas service. Faure Gnassingbé était jusque là le fils du père de la nation (le fils de la nation) ? Aujourd’hui, devient-il automatiquement un nouveau père de la nation grâce aux cantines scolaires financées essentiellement par la banque mondiale?

Trysha La, sur son blog parle de “Ridicule qui ne tue pas”. D’autres blogueurs et pas des moindres se répandent en quolibets et pics assez vifs, remerciants le président pour tout ce qu’il n’a pas pu faire pour le Togo qu’il dirige.

Même l’histoire des chefs d’états noirs n’a pas écrit de lettres de noblesse pour ceux qui ont voulu porter le titre de « Papa » de la population.

– Idi Amin Dada, au pouvoir en Ouganda entre 1971 et 1979 aimait se faire appeler « Papa ». Pour ce qu’il a été au long de sa courte vie de chef d’état avec les restes humains au frigo et la dictature oppressante qui la caractérise ?
– Jean Bedel BOKASSA, Empereur folklorique de la Centrafrique aimait appeler le Président Charles De Gaulle, « Papa ». Jacques Foccart raconte dans ses mémoires que le « double-mètre » (De Gaulle), s’en est tellement embarrassé qu’exaspéré, il le lui aurait défendu formellement. Mais BOKASSA comme vous le savez était un homme compliqué. (C’est pour ça que la France l’a déposé ?)
– François Duvalier, Chef d’Etat en Haïti, de 1957 à 1971 se faisait appeler « Papa Doc » (il était médecin). A son service, des policiers assassins connus sous le nom de Tontons Macoutes, et à son actif, une politique de répression dans un pays habilement mené à la faillite.

Les Présidents un peu trop « papa » du peuple n’ont donc pas eu bonne presse. Le “panneaulogue” de Colombe de la Paix devrait s’en inquiéter. En voulant paraître trop affable, il risque de devenir amendable face aux militants UNIR, à la Convention des Femmes du même parti, et à tous ceux qui adoubent le Président qui va remettre son tablier en jeu dans quelques mois. Au risque de se faire remercier pour avoir eu le malheur de dire un hypothétique « Merci Papa », il devrait savoir qu’il n’y a point d’honneur à casser du sucre sur le dos de malheureux enfants nourris à la gamelle d’un financement extérieur pendant qu’on éructe dans la graisse en flatulant dans la soie de sa culotte. 

Ce ridicule-là ne tue pas, il engraisse bêtement celui qui l’a créé.

Il y a tellement de moyens pour un peuple de remercier son président que par un caricatural panneau d’affichage mal pixelisé. On dit merci quand on est comblé et qu’on veut faire montre de reconnaissance… sinon, Merci pour les faux merci !

La bonne nouvelle?

Il faut noter aussi que grâce au programme de cantines scolaires, les taux d’abandon ont régressé, et les effectifs des écoles bénéficiaires ont considérablement augmenté : « Avant, l’effectif de notre école était de moins de 100 élèves. Avec le programme, nous avons eu l’année passée 200 élèves, et cette année nous en avons 232 », nous confie M. Nakpalle Lalle, directeur de l’’ecole publique de Sankortambima.
Extrait de l’article : Au Togo, le Projet de Développement Communautaire améliore les conditions de vie des milliers de personnes

http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2011/03/18/community-development-project-improves-living-conditions-for-thousands-in-togo

Le Salaud Lumineux chez le Gynécologue

Ça vous embouche un coin ? Bah voici justement une mise en bouche !!!

 

Si je vous disais que je n’accompagnais pas ma femme ? Pour une hypothétique consultation prénatale ? ou pour une échographie, genre entendre la chair de ma chair, le sang de mon sang faire des échos graphiques à travers le ventre de sa mère et voir ses pattes de fœtus mal appris bouger à l’écran blanc-noir ? (A quand l’échographie en couleurs d’ailleurs, option LCD, 3D surround 8.1 ) ?

Gynecologue

Non le salaud lumineux n’est pas marié. Il est un cœur à prendre, mesdemoiselles, faites passez vos C.V., n’oubliez pas de bien remplir, la rubrique loisirs, plaisirs et penchants… merci !

 

Je ne suis pas allé chez le Gynéco non plus à cause de mon ventre un peu ballonné, fruit de quelques rencontres Beer 2 Beer ; ventre fièrement exposé dois-je le rappeler aux côtés Lovejoyce Amavi, lui aussi Torse Nu durant l’audience que nous accorda le samedi en fin d’après midi, la Grande Prêtresse Royale de Togoville, grande détentrice de l’histoire du Togo originel !

 

(aaaaaaaaaargh, va-t-il enfin nous dire pourquoi il est allé chez ce p*t**n de b*r*d*l de Gyneco) ?

 

Tout en vérité commença par une douleur ressentie au niveau de mon testicule droit ! Eh oui, genre comme dans un test de micro (visionnez l’image, concentrez vous, oséna vivi) ; « test ! test micro ! test 1 ! … test 2 !… testicule » — . Oui, le côté droit de la paire de couille est subitement devenu douloureux.

 

Est-ce parce que je n’ai pas payé au fétiche du lac togo, mon droit de passage de 210F  le samedi dernier en traversant ses flots en forme de dos d’âne mouvants ? Dieu lui-même me punit-il de n’avoir pas posé, foulé, marché (et pas sur l’eau) dans le sanctuaire marial de Togoville après avoir exploré l’antre de la forêt sacré (ou l’antre du diable ? abossanhou ? a bou séa nou ?) … je n’en saurai rien. Toujours est-il que le lundi en soirée, je me donnais de l’espoir, ça ira, un homme c’est dur quand les temps sont durs, ça surmonte sa douleur et ça la ravale et ça avance ! Rangez vos couilles dans vos pantalonnnnnns ! Fermez vos braguettes !!! Reposez ! armes !

 

Le mardi en journée je marchais déjà comme un gangster avide de venger ses brothas du ghetto de New Harlem (jambes un peu écartés, faut pas que ma gonade droite touche l’intérieur de ma cuisse droite…). Il me manquait le gun (ou rifle) mais sur qui pouvais-je tirer ? mon patron ? mes collègues ? les autres cadres de l’institution ? ces animaux glapissants, rampants, grognants de la grande ménagerie de mes vices ?

 

american gangster

Les douleurs montent d’un cran. Elles me laissent tout de même un moment de répit, celui où je pose mes fesses sur mon fauteuil-cadre (cadre ? bah j’en suis pas un pourtant), avant que ce téléphone de mes deux, s’agite, roucoule, sonne, glougloute et me pousse à me déplacer, mes roubignolles et moi pour aller expliquer à un fonctionnaire qu’un ordinateur, ça ne ment pas ; que c’est lui qui ne sait pas s’y prendre etc (c’est mon travail, je montre des trucs et astuces aux gens qui ont un niveau maternelle en informatique. Lol).

 

J’ai tenu, serré, grincé mes dents, laissé paraître des rictus sur mon visage, toutes dents dehors (Je ne suis pas un Sans-dents ? oh lala, je ne savais pas), et affiché une démarche de plus en plus appuyée de l’American Gangster dans les couloirs de la banque ; mes collègues et amis me gratifient d’appellations peu vertueuses, celui de « couillon » arrivant en tête puisque s’adaptant mieux à la circonstance de plus en plus aggravante que traverse Saint Wence (prénom du salaud lumineux) des couilles douloureuses.

 

Pourtant, je vais passer la soirée du Mardi avec des amis du quartier, rigoler un bon coup sur le chagrin d’amour d’un pote d’enfance (la fille vient de l’appeler, « on ne peut plus continuer, j’aime un autre », schéma classique, on peut échanger nos couilles, vu que t’en auras pas besoin ?). On arrive chez Chérif, le Guinéen du fameux spaghetti Kaloum (un italien malien ?). Son lait caillé est coulé dans une grosse tasse, je l’avale à coup de cuillères à café, ma douleur inhibée par le goût du lait sucré, mes papilles électrisées. C’est presque orgasmique ! ah j’oubliais, je dois me lever, marcher pour retourner à la maison ! Nouveau ballotage de la paire de boules entre mes cuisses, picotements, douleurs, décharges électriques, de la lave coule dans ma cuisse droite, ça me rappelle la piqûre anti-palu d’une infirmière deux semaines plus tôt ! J’ai baissé mon froc devant elle, mais c’est elle qui me l’a mise ! était-ce une ladyboy ? une shemale ? noooooooon, concentrez-vous, elle m’a mis la seringue au c** ! que croyiez-vous ?

 

Mercredi matin, j’ai bien dormi, trop bien dormi même !!! je me lève du lit, je fais deux pas hors de ma chambre ! woooooh p*t*i*n ! (gbinchin pintin #dj arafat) ! j’ai mal à mes parties ! le prochain opéra que je dois écouter sera “Casse-Noisettes”? une partie de mon service à 3 pièces toujours douloureuse cause des élancements dans toute ma jambe droite. Je marche comme un astronaute sur la lune, un petit pas pour moi dans la cour de la maison ! un grand pas vers l’hospitalisation, l’hernie, la chirurgie, les couilles charcutées, la vasectomie, chérie, je peux plus faire d’enfants, maman, ton petit fils est mort avant d’être né, Philippe (c’est mon neveu de quelques semaines à peine) t’auras jamais de cousins, etc.

 

Arrivé au boulot, je franchis la grille de sécurité, badge obligatoire, mon collègue, il s’appelle Senyo Semedo… il m’appelle, je raccroche, … on se retrouve au café une heure plus tard, il me rappelle un article que j’ai bloggé il y a un an : « La pétarade du couillu » ! Il me fait remarquer avec un regard moqueur et goguenard que je subis les affres du personnage principal de mon article. Il exulte, Il rit à belles dents (lui aussi n’est donc pas un sans-dent ? mais François Hollande, c’est qui le sans-dent finalement) ? “Tu veux des images de couilles pour ton prochain blog? prend les tiennes en photo ! “… il en profite… c’est abusé !

 

Il est 10h30, après quelques allées et venues dans les sombres et froids couloirs de la banque, mon entrejambe est en feu, j’aurais bien appelé les pompiers, voire même, les pompières, femmes sexy de rouge vêtues, m’arrosant d’eau…

Non, je recommence, ma bite n’est pas en feu, la testicule de gauche indolore, mais celle de droite ? Asafroulaye, layila ilala, soubouhanalaye, walaye, je vais mourir, **la je t’aime, même si tu ne m’aimes pas, sache que je t’ai aimé jusqu’au dernier jour de ma vie, je t’aime jusqu’à l’infini, je meurs, seigneur, je viens (oh mon dieu, je viens !!! comme un orgasme chrétien !!!)… halte au blasphème, je choisis d’aller à la clinique biasa, pour m’interroger sur l’origine de mes souffrances, quel fruit défendu ai-je mangé, le serpent entre mes jambes m’a –t-il trompé, ce n’est plus un SOS (Save Our Soul) que je lance à mes patrons pour obtenir une fiche de course en ville ! non ! c’est un SMB, (Save My Balls), ou « Save My F*ck*ng Balls » !

 

Je fais un grand écart pour monter sur une moto, clinique Biasa, je viens !

 

 

On dit que la Clinique Biasa est à l’univers hospitalier au Togo ce que l’hôtel Sarakawa serait à l’univers hôtelier ? en fait, on dit, on dit…, c’est moi qui dit !!! En tout cas, les sans-dents n’y ont pas droit ? C’est bon, j’ai mes 32 dents, allons-y !

Une femme derrière un hublot me zyeute. Forme généreuse, et un petit sourire qui s’affiche avec des dents d’écureuil. Je lui explique vite fait, mon mal. Douleurs de testicule, qui dois-je voir ? Elle me fait un « ouh lala » de surprise et de ravissement ; elle sourit complètement en écureuil, elle a du penser à des noisettes à la place de mes couilles ? et là, tombe de ses lèvres la phrase qui me rassure « oh lala, si j’étais généraliste, j’allais m’occuper personnellement de vous », elle sourit de plus belle, je souris de bon cœur « enfin une femme qui me comprend » **la tu vois ? tu vois ? je suis aimable, on peut m’aimer moi aussi, snif snif… j’vais pleurer.

 

Elle me propose d’aller au bureau d’enregistrement et de revenir payer 6000F pour la consultation (bah c’est pas si cher après tout, même un sans-dent paierait hein…)… j’y vais, je paye, je reviens, et là surprise elle me fait de sa petite voix mielleuse (son recruteur a dû la sélectionner pour sa voix, ses yeux en amande, son teint clair avec des joues constellées de traces noircies par des micro-abcès crevés et cicatrisés ; une joue de petite panthère en chaleur, graaaouuuu, mords-moi, jolie réceptionniste).

 

 La petite voix mielleuse (on aurait dit la voix de ma conscience) me fait : « je vais vous envoyer chez un gynécologue, ce n’est pas mieux » ? « euuuh ? gyneco ? bah euuuuh, j’en sais rien, euuuuh, les mecs aussi ont le droit d’aller chez le gyneco ? euuuh »… (je fais des borborygmes comme mon neveu Philippe, moi chez le gyneco, etc).

 

Finalement, ce sera le gyneco ! « CM09, asseyez-vous devant son bureau, il vous recevra dès qu’il aura fini avec une patiente »… snif, si mes ancêtres me voyaient. Leur digne fils assis devant bureau d’un médecin pour femme !

 

Je m’assieds à côté d’une nana, sexy, en jeans délavés ; constellé de petits boutons-pressions argentés qui attirent mon attention sur ses cuisses charnues. Des personnes passent, me regardent comme si elles ont vu un dinosaure… avant de repartir perplexe. Que fais le mec devant le bureau du gyneco ? sa femme est à l’intérieur ? sa femme est la nana trop sexy à côté d’elle (oh le chanceux, oh le mal barré, on va la lui piquer), serait-il hermaphrodite ? c’est ça hein, le truc où t’a un pénis et un vagin hein, comme ça tu peux faire du pénis de table (le sport préféré de DSK ?) etc.

 

A un moment donné, une jolie fille sort de chez le Gynéco. Ressemblant comme deux gouttes d’eau à la fille avec moi. Cette dernière se lève, va à l’encontre de celle qui venait de passer la porte du docteur, et dans un mouvement d’ensemble et de paires de cuisses potelées et enserrées en jeans, elles s’éloignent. La patiente sortante s’est faite sûrement tâtée! moi j’entrais. (hum, l’entrée-sortie, quel mouvement !!!). Le médecin me reçoit.

 

Dr EGAH, c’est le Doc Gyneco de BIASA. Jeune, regard vif, cheveux courts, bon français, bonne écriture aussi (on lit sans difficultés le nom des médocs sur l’ordonnance). J’aurais du faire Gyneco, , éclairer de lampes puissantes ces derrières de rêve !!! C’est pas une routine du dimanche à la Trysha La là hein… (allez lire La Routine du dimanche de la bloggeuse togolaise. C’est l’article qui vous montre tout en vous privant de tout. Cyrille Hanouna a son “Touche pas à mon poste”, Trysha La a son “Touche pas à mon Postérieur, regardez seulement! pas touchez ! aaaah, sale cabot !… c’est du Girls anatomy (ou Grey’s Anatomy) ?   si c’est pas tuage !!! en tout cas c’est mourage !!!

 

Le médecin est tout aussi surpris de recevoir un homme, mais il se reprend vite (l’expérience ?), il m’interroge, j’expose les faits que vous connaissez déjà ?

 

Avez-vous eu des rapports sexuels récemment ? quelles questions !!! c’est mal connaître le Salaud lumineux ! je pars dans des diatribes…

 

“ah docteur, le sexe et moi… vous savez, toute cette année ça été compliqué, je suis tombé amoureux d’une fille, qui ne m’aime pas, j’ai eu l’impression qu’elle a ficelé mes couilles dans un papier cadeau et est partie avec, je l’aime tellement, aucune autre fille ne m’excitais, jusqu’au mois de juillet, où submergé par le nombre de nanas déversées dans les rues par ces temps de vacances qui courent, et prêtes à coucher pour un peu d’argent, je devins subitement très actif et ce jusqu’à la mi-Août. Oui ! les femmes sont un sujet sur lequel j’aime m’étendre, dans le sens le plus littéral du terme !!! je me suis étendu sur elles mêmes étendues sur mon lit, etc. mais il y a deux semaines, docteur, j’ai tout arrêté. Tout !!! de la chair de salaud lumineux a été retrouvé dans de la chair de jeune fille de 20 ans dans mon lit, il n’y avait eu que des reconnaissances charmantes, mon dieu c’était tellement bon, qu’à la fin, j’ai décidé de ne plus recommencer et de me reposer (comme Dieu au septième jour de la création). Docteur, je plaide non coupable, je suis un enfant de la plèbe mais je ne touche plus aux femmes, je ne sais pas ce qui a causé le mal au testicule dont je souffre”.

 

On passe à la table d’auscultation, moi ! Wence ! Me retrouver jambes écartées sur une table ressemblant à la table de travail d’une femme en travail !!! le médecin tâte mes modestes bijoux de famille, j’émets des cris d’homme courageux dans la douleur … on me tâte, me retâte, comme les tas de rats tentés tâtant un tas de riz tentants (oui, la musicalité des mots, je sais…).

 

A la fin, le médecin m’annonce, que ce n’est rien de grave !!! (quoi ??? tout ça pour ça ?). Une inflammation de la testicule droite et de son épididyme. Mesdames Mesdemoiselles, je ne vous fais pas de dessins ! Allez, je suis bon prince, je vous laisse le schéma !

anatomy

Je ressors du cabinet, heureux avec une ordonnance à saigner mon porte-monnaie.

 

Un ange passe, le poids de mes dépenses sur le dos. Il vole très bas !

 

Avant de partir, je paie une visite (to pay a visit) à Laetitia, une amie programmeur informatique à la clinique biasa. Elle me connaît un peu charlot sur les bords. Et donc évidemment quand je lui explique l’objet de ma visite à son hôpital, elle s’esclaffe devant ses collègues hommes, jaloux de comment j’arrive à faire rire autant la seule fille parmi eux… s’ils savaient ce que j’ai enduré, en connaître des vertes et des pas mûres, porter la croix de la douleur dans les couilles et faire rire une fille, pour couronner le tout.

 

Au moment où j’écris le brouillon de ces longues lignes, la douleur s’est amenuisée, les médicaments ont réussi là où mon courage m’a abandonné, je recommence par lever les yeux sur les belles stagiaires de la banque, tournant leur joli petit c** dans les mini jupes moulantes et sexy pour me faire pécher par pensée sans rien regretter.

 

Comment vont mes bijoux de familles ? ils vont bien, et au prix où je les soigne, le seigneur aurait du penser à me les faire en or massif !!!

 

(Mes couilles en or ! Like Pharell Williams Said : “I am HAPPY” !!!)

 

 

 

 

BLOGCAMP 228 / Get to « To-Go » or Die Trying (Aller au « TO-GO » ou Mourir en Essayant)

Le titre de cet article fait très 50 Cent (Get rich or die trying)… Pas que j’ai peur de mourir en essayant de devenir riche, … non, disons que j’ai eu peur de mourir sur l’eau… L’eau du lac… celle qui me séparait de quelques coups de pagaies, du Togo !

Oui ! car nous sommes allés blogger-camper au Togo. La prêtresse nous le confirmera suffisamment en fin d’après midi… nous : Lovejoyce Amavi, Judith Gnamey, Rolande Azianka (j’espère que l’ortho est bonne), Marc Aboflan et moi (ce salaud lumineux là).

Togoville (qui a accueillit le Blogcamp228) s’appellait tout simplement TOGO ! il a fallu rajouter ville en suffixe ! Des sous-fifres colons allemands avaient débarqués sur les côtes togolaises dans les années 1880 (hein Marthe Faré !!! Les ANGLAIS N’ONT JAMAIS DEBARQUE A TOGOVILLE !!!). Ensuite Lovejoyce les soupçonne (les allemands) d’avoir bêtement traversé la plage d’Agbodrafo (inhabitée jusque-là), ses terres, puis d’avoir continué tout droit pour arriver à un lac. Comme ils voyaient toujours aucun bipède sans poils ni cornes, bah, ils se sont dits, “restons bêtes et continuons, traversons le lac !!! (comme moi, hier)”. Ils sont arrivés à l’autre rive, ont rencontré enfin des types (rencontre du 3eme type), torse nus, pagnes noués aux reins (comme Lovejoyce, Marc Aboflan et moi, hier, hihihihihi) qui vivaient sur des terres s’élevant légèrement au-dessus de la côte. C’est un « To » qui est sur le « Go ». Je vous explique :

« Go » ou « Ago » veut dire « côte » ! pas comme « côte de porc » hein « House of Marthe » (elle est fan de cette série, je comprends pas)… mais Côte comme on en a au bord du fleuve, ou de la mer. : Médisons un peu quand même sur l’un des organisateurs du Blogcamp, on a perdu Aphtal en début de soirée hier. Il était justement au « Go ». à la côte du lac !!! que faisait le bruiteur silencieux sur la côte ? Ce n’était pas pour écouter les bruits de l’eau… comme « Go » chez lui veut dire « Liane », je ne serai pas étonné si on l’avait retrouvé entrain de se balancer à une liane. Liane ? liane ? le sens de liane chez Aphtal ?… c’est bon ! concentrez vous !

«To » veut dire petite pente menant sur les terres en surélevation par rapport à la côte « Go ».

Zut alors, les deutsch étaient donc au « To » sur « go » ! Petit village juché sur flanc de petite montagne sur la côte (on aurait dit un nom d’Amérindien). C’est ce village, Togo, qui donna plus tard son nom à toute la colonie. C’est ce que ça fait d’avoir été le premier contact humain établi par le colon. On te prend ton nom et on le donne à tout le territoire colonisé.

Bref, toute cette histoire pour vous dire qu’on était bien au Togo, le vrai Togo, le premier, le seul, l’original, celui où il faut aller par voie fluviale, et dont les flots vous donnent l’impression de rouler sur des dos d’âne. (maman… snif… snif… je sais pas nager… j’ai failli mourir… snif … snif, Aphtal et Cyrille Nouga voulaient me tuer, en me faisant partir pour le blog camp)…

Non, en fait, ce fut tout le contraire. Un plaisir, un bonheur, de la franche camaraderie et de la bonne rigolade.

Je m’en veux même d’avoir évoqué sur fond de petitesse mal avouée ma vieillesse par rapport au reste du groupe… (Que dire des autres barbus) ? j’en porte la lourde responsabilité, tant d’ordinateurs et de smartphones et de Ah ? c’est lui le salaud lumineux ? ne m’avaient pas tout de suite rassuré. Messieurs les organisateurs, j’en suis désolé et je fais ici amende honorable. Monopoliser la parole pour parler du sens des mots, les plus limpides qui paraissent les plus traitres ? (aaaaaaah, le salaud, laisse un peu les gens travailler, toi aussi, safroulaye !).

Aller au Blogcamp a été aussi l’occasion pour nous de faire une quête spirituelle et un retour vers les racines. Nous étions au Togo originel (dois-je vous le rappeler, gourgandins et gourgandines) !

Je vous jure que le flot d’informations distillés par la grande prêtresse de la forêt sacré, m’ont pris par tous les bouts. Dieu merci, personne n’a pris de photos, parce que côté Tenue de rigueur à la forêt sacré, une Trysha La aurait été heureuse de présenter sur son blog, notre collection « pagne enroulé autour de la taille »… avec gros ventres en option…

et pour les femmes ? … (chut arrête Judith Gnamey, j’ai des “éclats de pensée”)… je sais plus, j’vous jure que je n’étais concentré que sur la prêtresse et ses dires…. N’est-ce pas « Marc Aboflan » ?

Toutes les relations prêtresse à dieux (2 en 1) puis populations du Togo (le village) à prêtresse ne sont pas en ordre dans mon cerveau attaché à la logique fondamentale et au déterminisme. Lovejoyce s’est tué à m’éclairer sur le flot d’informations mystico-spirituelles recueillies. Le puzzle hélas est toujours en pièces dans ma tête. Il vous dira donc mieux que moi l’apport important, la plus-value spirituelle déduite de cette visite à la prêtresse de la forêt sacrée. Be Aware! il a écrit son article au volant hier soir, quand nous rentrions ensemble… n’est-ce pas Willy Lenoir?

Une chose est sûre, tous autant nous étions, avons trouvé des réponses (ou des approches de réponse). Rolande Azianka a compris pourquoi elle s’appelait Djatougbe de chez les Gnigblenvi (ethnie guin où l’on trouve les prêtres vaudous priant les divinités des étoiles filantes), Judith Gnamey en a eu pour son compte, Ayayi Amavi (Lovejoyce), Tougban royal de Glidji et même Marc Aboflan (de Bè, dont la forêt était relié spirituellement à la forêt sacré de Togoville. Il était chez lui… et la prêtresse était sa grand-mère ? prêtresse ta race !). Une vague affaire de couvents communicants (vous voyez bien que je comprends rien). Et puis il y a eu moi ! je n’ai pas pipé mot, durant la rencontre avec la femme de la forêt, grande notable des dieux. Quand elle se renseignait sur nos origines et qu’elle m’interroge sur le sujet : je lui annonce, bah je suis d’Agotimé (un grand canton comprenant au moins 6 gros villages réparties entre le Togo et le Ghana). Du coup elle prononce le nom exact le nom de mon village d’origine « Agotimé Kpetoe » (Qui est au Ghana)! j’ai voulu faire « Oui! questions pour une championne ! vous avez gagné! vous restez ! nous on part ! ». J’vous jure que c’est effrayant. Foutue intuition féminine ? (c’est ce qu’a pensé Lovejoyce) ou bah euuh… l’esprit a-t-il lu dans mon pedigree?

Togoville en valait la peine? Diantre! oui !!! L’organisation, jusqu’à la bouffe était hummm… jusqu’au bout du goût, jsqu’au bout du plat. Si vous allez à un blogcamp, et que vous avez la chance d’avoir Marthe Fare dans votre groupe de travail ?!? bah, laissez-la fille (ou femme ?) vous mâcher le travail… laissez Rolande Azianka et le rapporteur (mon dieu, pardonnez moi, j’ai oublié votre nom, deux cheveux blancs de plus, ont poussé hier nuit), rapporter. C’est ce que j’ai fait… « Treiweler moins pour gayet plus » ? (put*** puisque je vous dis que je l’ai fait à mes collègues au bureau avant même les français, au lendemain du « scandal »). Liebe en doute ! D’ailleurs au Blogcamp, moi je n’ai peut-être pas beaucoup travaillé, mais … Liebe lui ! est arrivé après le travail, ahaaaa. And the winner of « qui n’a pas bien travaillé au blogcamp is » … (je fais confiance à votre capacité de jury à la Miss Togo/Maître Mathey?).

Pour ceux qui n’y étaient pas, n’hésitez pas à vous inscrire pour les prochaines rencontres B2B (Blogger 2 Blogger). Hier soir, à quelques minutes de la fin des travaux, et à l’heure des mots de fin, personne n’a voulu rester sur sa faim ! Le Docteur Lovejoyce a prescrit pour 2 blogcamps par an. Les participants ont voulu que cela se fasse et se refasse, et que l’on ressasse pourquoi blogger, et reblogger est si bon…

Et comme il est coutume de le dire par les temps qui courent… A tous ceux qui ont treiweiler pour la réussite de blogcamp 228, « Merci pour ces moments » !

Liebe Bat n’a qu’à aller chercher encore le site web ou le journal français dans lequel il a lu ça! Walaye! s’il a essayé!…

EBOLA Edition 2014 – Brèves racontées par les passagers en TAXI

 

Il a plu sur une parti de Lomé hier soir. Mon chauffeur deux roues ne voulant pas braver le temps de chien me faussa compagnie, moi son fidèle maître !

Tiens! bah, arpentons un peu le macadam du commissariat central jusqu’à l’ancien siège de la LONATO, et prenons un taxi (dis-je à mon corps défendant et à mon âme offensant).

ça faisait longtemps que je ne prenais plus de taxi. Le zémidjan vous rend individualiste, non-sociable; le taxi vous rend un peu de chaleur humaine dissipée par 3 autres passagers dont on était souvent ravi de faire la connaissance d’un soir.

Je pris place à bord d’un taxi où un chauffeur hagard et trop relax conduisait tel un rasta, les yeux mi-clos. Sur la banquette arrière, 3 femmes y avaient posé leurs joints de cul – lasses.

C’est le chauffeur qui lança le sujet Ebola-Gate, racontant fièrement qu’une vieille dame qu’il avait déposé ce matin même à la clinique BIASA l’avait fait tellement rire qu’il ne s’en est toujours pas remis. Elle aurait insulté un médecin, l’affublant de qualificatifs peu vertueux pour lui-même, sa mère, sa grand-mère etc. Cause du déluge d’insultes, elle aurait emmené son petit fils qui avait fréquemment des hémorragies nasales (c’est un truc très habituel chez certaines personnes raconte d’ailleurs une passagère) voir un docteur. Mais le médecin au vu de l’enfant aurait pris la fuite, et défendu même au gardien de la clinique BIASA de toucher à la grand-mère et à l’enfant.

Une passagère partit dans le grand classique du voleur qui défend à ses poursuivants de le tabasser, voire même le toucher parce qu’on lui a diagnostiqué de l’Ebola. (Rire général une fois de plus).

Et le clou du spectacle, offert par une sage-femme à la retraite, mais exerçant en tant que consultante pour le compte du CHU de Lomé. Elle raconte qu’hier matin des infirmiers auraient littéralement détalé durant une opération de transfusion sanguine sur un patient. Le sang aurait à un moment donné reflué de la veine du patient pour retourner dans le récipient-conteneur. “Ebola” ! aurait crié l’un d’eux, provoquant la panique générale… puis un rire nerveux qui devint relaxant, une fois leur assurance retrouvée.

Mais ce qui força mon admiration pour le chauffeur rasta dans l’âme, c’est l’analyse profonde qu’il fit en guise de conclusion. Il faut prier pour le Nigéria, nous confie t-il. Ce pays est un poumon économique, si la maladie le fait sombrer et qu’on ferme ses frontières, toutes les marchandises que nous importons de ce pays ne viendront plus, il y aura de la spéculation et nous en pâtirons tous autant que nous sommes, EBOLA ou NON !

J’étais arrivé à destination

EVALA ou “Ainsi va la vie” ?

On pourra reprocher à cette semaine de lutte traditionnelle en pays Kabyè (on en a traversé une il n’y a pas longtemps), quelques péchés capitaux : 

– dont celui où les ministres vident leurs bureaux de la capitale avec leurs cercles administratifs directs (Directeurs de Cabinet, Secrétaires particulières, Chargés d’affaires).

– L’importante médiatisation qui en est faite à tel enseigne que cela passe pour un programme imposé au téléspectateur de la TVT.

– Et le génocide canin qui en découle au vu du nombre de chiens sacrifiés sur l’autel des rites initiatiques avant les combats dans l’arène.

Mais en faisait fi de ces manquements (ministres, programmes-télé, chiens et chiots qui manquent à l’appel), il convient de reconnaître qu’une certaine sagesse, sinon qu’une leçon de vie émane de cette culture du combat livré à bras le corps contre un adversaire, son corps défendant.

Que me reste t-il alors à dire des Evalas? Luttes traditionnelles, rite initiatique de passage à l’âge adulte pour le jeune kabyè, testé valablement contre ses frères des villages voisins pour voir s’il est à même de pouvoir les terrasser, de les mettre sur la touche, ou K.O., démontrant ainsi sa force et son adresse.

Nos vies d’aujourd’hui sont faites de frères de villages voisins que nous cherchons à terrasser; Ils sont nos problèmes, nos maux perpétuels, nos obstacles, nos montagnes que la foi ne suffit plus à soulever, par manque de poigne; toutes ces choses qui commandent que nous nous saupoudrons d’un peu de poudre Evalou, que nous dansions un peu et que nous nous arc-boutions pour nous mettre à lutter.

Feu Atutsè Agbobli, homme d’état Togolais dans le tome 1 de son livre “Les grands enjeux mondiaux de puissance” préconisait irrémédiablement que les africains de son époque aient comme lui, la culture du combat. Pour lui, il n’y a que les battants qui gagnent dans ce bas monde. Pas forcément à la force de la kalachnikov comme son ami défunt le Dr Jonas SAVIMBI, chef de la rebellion angolaise de l’UNITA, non! mais par le culte du travail et la consécration qui y est nécessaire.

Tout jeune Evalou voulant terrasser son adversaire, s’entraîne à rechercher un point faible, à réfléchir, à mûrir une attaque, et à frapper quand il est sûr de terrasser son problème.

On trouve dans la série américaine Scandal un terme similaire à celui de “lutteurs”. On y parle de  “Gladiateurs”, pour illustrer la violence que se font les membres de l’équipe d’Olivia Pope (l’héroîne de la série) face aux situations rocambolesques dans lesquelles les enfoncent leurs clients peu-recommandables.

Renverser le cours d’une situation, terrasser son adversaire, trouver le point d’appui nécessaire pour le soulever du sol, lui faire perdre l’équilibre, le faire tressaillir pour lui faire oublier son sang-froid; tous les moyens sont bons pour lutter et gagner.

En étendant ce concept de combattant à nos vies courantes, on se rend compte qu’on n’est jamais sûr d’avoir épuisé tous les moyens de lutte pour nous sortir victorieux des situations qui nous oppriment. Et c’est bien pourtant, ce  qui est demandé aux lutteurs Evala.

Je pense qu’après la lecture de cette réflexion hélas modeste, on y réfléchira par deux fois avant de juger trop violente et de taxer d’animosité, cette culture de combat propre au peuple kabyè. Au contraire, il s’agit d’un exemple à transposer dans nos vies de tous les jours pour gommer un peu d’imperfections qui nous tirent inexorablement vers le bas. C’est ce qui arrive quand on a refusé de se battre contre le cortège malheureux des situations qui nous font face, tel un adversaire Evalou, suintant des pieds à la tête de graisse animale et nous transperçant d’un regard rougeoyant et menaçant. Quand ce moment arrive, moi j’abandonne l’arène en prenant la poudre d’escampette. Et vous?