Si tu ne vas pas aux Evalas, les Evalas viendront à toi

Comme vous le savez… (et si vous ne le savez pas, bah je vous le dis), la Team228-BlogueursTogolais blogue en direct depuis la région de la kara où des adonis à la peau noire ébène, enduite de graisse de chien, animal dont ils ont précédemment ingurgité la viande _ et c’est absolument culturel_culturellement autorisé_s’affrontent en luttes traditionnelles par villages interposés.

 

Ce sont des rites initiatiques en pays kabyè durant lequel on éval-ue la capacité d’un évalou (jeune lutteur) à combattre avec ses semblables, d’autres jeunes venant des villages du même canton, en essayant d’en terrasser le pus grand nombre. Il s’agit d’un passage obligé pour devenir un “homme”. il faut croire que la paire de bourses et le phallus situé en ligne médiane entre les deux ne suffisent pas visiblement; Tant que le jeune kabyè en âge de combattre n’a pas brandit son adversaire en l’air pour ensuite le jeter à terre sous les yeux ahuris et les cris d’un public survolté, son appartenance à la gente masculine est sérieusement remis en question.

Je ne sais pas s’il faut mettre cela sur le compte du hasard qui rend parfois la langue française si poétique. En territoire Kabyè, on pratique la culture en terrasse; sauf au mois de juillet; mois que l’on passe à se terrasser cordialement d’un village à l’autre.

 

Vous pourrez suivre les tweets de Aphtal Cisse #team228 #blogueurs228 #Gnadoè (twitter: @aphtalc) et ses vidéos des hommes qui s’empoignent les uns les autres au niveau de la taille, sans aucune tendance gay, même si le mariage pour tous est si tendance par les temps qui courent.

Twitter Aph Tahl

Voici pour ma part, comment je vis les luttes Evala à Lomé, loin des tumultes de combattants mangeant l’herbe et mordant la poussière. (L’uruguayen SUAREZ s’y serait senti comme chez lui, si évidemment il avait encore du mordant).

 

Hier, à la mi-journée, au restaurant d’entreprise, des collègues et moi devisions sur cette foire au pugilat se déroulant actuellement dans le nord du pays. Un de nos aînés, d’origine kabyè arrive à notre table, poussant la chansonnette et dansant presque, plateau-repas en main, sur ce que nous soupçonnions d’être une chansonnette populaire des luttes Evala. Devant nos regards interrogateurs, il eut la sympathie de nous gratifier d’une traduction sommaire : “ta femme pleure, tes enfants pleurent, tu as été terrassé”.

 

D’une précision chirurgicale, l’homme qui venait de s’asseoir en chantonnant, dépouilla la chair qui habillait les vertèbres du poisson habilement couché dans son plat par Komla, notre cuisinier en chef. Il promenait son regard tout aussi sérieux que rieur dans les nôtres en nous admonestant de propos moqueurs :

 

“Vous les jeunes d’aujourd’hui, vous ne faites plus le vrai Evala. Vous mangez la viande du chien gratuitement et allez faire évala dans le lit la nuit avec les filles ! certains mêmes cherchent l’odeur du chien sur les filles en approchant leur bouche, leur visage de celui des filles. Quel évala ! Chuannnnnnnn !”

 

En digne évalou, l’homme venait de nous terrasser de rire; et pendant que nous nous éloignions de la table qu”il venait de s’approprier comme un territoire conquis, nous étions heureux d’avoir perdu un combat qui n’était pas le nôtre.

 

FROM KPALIME WITH LOVE

La ville de Kpalimé n’est pas ma destination de choix. Non, en fait, on va dire que je n’avais pas le choix tout court.

Cela fait deux week-end que je romps les habitudes moto-boulot-dodo pour m’évader vers ces terres de collines, d’escarpements, de pentes abruptes échouant dans des vallées d’herbes grasses et de sols gravillonnées.

Kpalimé Vert

A une centaine de kilomètres de la capitale, on hume l’air de la montagne où le brouillard fait le siège jusqu’en fin de matinée, parfois toute la journée. Tôt le matin et tard le soir, le froid vous mordille la peau et le vent vous gifle agréablement au visage ; un contraste doux-amer ; l’effet d’une ville sur mer.

Kpalimé Espace vert 2

Il y a un mois, le célibataire endurci que j’étais a eu l’heur de rencontrer Akpénè, jeune femme, tresseuse émérite, vivant à Kpalimé. Nous avons depuis ce jour, chacun de son côté, lu dans les yeux de l’autre, et les SMS qui raccourcissent la distance nous séparant n’en sont que devenus, fréquents, réguliers, journaliers, puis bi-journaliers. Le premier jour comme ceux qui suivirent, je ne me posai pas trop de question sur mes sentiments. Les joies et les découvertes amoureuses retrouvées à Kpalimé me comblèrent. J’agissais en vertu d’un instinct qui m’assurait que ces plaisirs n’étaient pas répréhensibles et que je ne m’illusionnais pas sur l’attachement dont ma partenaire faisait preuve. Ce vieil axiome qui dit que dans les pays où il fait frais, les femmes ont un tempérament de feu se vérifie au gré du climat Kpaliméen ! C’était ça kpalimé ! la ville des gens aimants !

Kpalimé Bois Fagots

Aller à Kpalimé en transport en commun n’est pourtant pas un voyage très commun. Les taximen semblent avoir tous passé leur permis dans une boîte de conserve, où les passagers sont serrés tels des sardines. Un taxi en destination de Kpalimé compte 7 passagers à tout casser. 4 passagers sur la banquette arrière prévue pour trois. Deux voyageurs sont ensuite serrés tant bien que mal sur le siège passager avant. Et le clou du spectacle ! le conducteur partage son siège de chauffeur avec un passager coincé entre le levier de vitesse et les jambes du chauffeur.

Le premier week-end où je me rendis à Kpalimé pour revoir Akpénè, j’eus droit à une place sur la banquette arrière du taxi, enserré entre trois autres individus. J’avais eu tout le loisir de respirer contre ma volonté, les émanations pestilentielles de la bouche ouverte de mon voisin de droite. Il exhalait un parfum de sodabi (alcool local), son avant-bras velu, collé au mien et suant de tous ses pores. L’homme au visage émacié et au physique quelque peu gringalet, dormait, la tête rejetée en arrière. L’alcool a cette mauvaise habitude de vaporiser les soucis et d’envoyer le consommateur dans les bras de Morphée, avant de le laisser choir dans les réalités immuables, une fois réveillé ; Le moment où il se rend compte qu’au lieu que ses soucis soient noyés, ces derniers avaient subitement appris à nager.

Mon voisin de banquette assis à ma gauche s’était lui, endormi lorsque nous franchissions les portes d’Assahoun (50 Km de Lomé). Avait-il manqué d’affection dans son enfance, ou ne partageait-il pas encore ces moments dans le lit conjugal où votre compagne dépose sa tête contre votre épaule en s’endormant ? Diantre ! je n’en sais rien ! Toujours est-il qu’il prit tellement goût à son sommeil non alcoolisé qu’il déposa sa vilaine tête _ là encore bouche ouverte _ sur mon épaule. Ma répulsion fut lente mais non moins violente. Cela le réveilla momentanément. Il émit un bref ronflement puis rejeta sa tête en arrière et s’abîma dans son sommeil. Je voyageais entre deux « morts-vivants », et comme le Corbeau dans la fable de la fontaine qui le concernait, je jurai qu’on ne m’y prendra plus. Si tous les sacrifices n’étaient pas trop grands quand il s’agissait de ma Akpénè…

Le week-end suivant, je retournais à Kpalimé avec un groupe d’amis. L’un m’avait laissé sa voiture, sa femme et sa fille (je suis d’une viabilité sans tâches, faites-moi confiance) et était monté avec l’autre qui faisait le trajet pour la première fois au volant. Nous nous arrêtâmes dans deux villages : Tove-Ahoundzo et Tove-Dzigbe où mes amis avaient de la famille à saluer et moi Akpénè à revoir.

Kpalimé Economie

La coutume Ewé très conservée dans les localités autour de Kpalimé, demande lorsqu’on rend visite à un proche, à une relation ou même à un inconnu de sacrifier à un rituel d’échanges de civilités absolument bien ordonné. Les étapes sont énumérées dans un décorum certes gourmand en temps, mais ô combien convivial et réchauffant.

L’hôte fait asseoir son visiteur. Il lui fait apporter de l’eau. L’hôte goutte l’eau subrepticement et le tend à son visiteur qui la boit en fonction de sa soif. Une fois, cette avidité d’eau étanchée, le visiteur demande la permission de démarrer les salutations dans un « Excusez-nous, pouvons-nous vous saluer ». L’hôte acquiesce. Et selon le moment de la journée le visiteur demande à l’hôte en guise de salutation, de recevoir son « bon jour » ou son « midi » ou son « soir », parfois même son avant-midi (en éwé, Walè). L’hôte répond par la même phrase et interroge le visiteur sur la santé des habitants du foyer du visiteur ; celle de ses enfants ; allant jusqu’à affubler le reste des échanges d’un remerciement pour un hypothétique travail (nyitso be do) que le visiteur lui aurait fait ou un service rendu il y a plusieurs jours. Sauf en cas de grands récents malheurs, le visiteur affirme que tout va bien, que sa famille va bien, avec sa maison etc.

Vient alors la deuxième partie des civilités, celle où l’hôte demande au visiteur, la raison de son déplacement. C’est à n’en point douter la partie que j’adore le plus dans ces formules d’appel et d’introductions de civilités. Généralement, chez l’hôte, il y a toujours un homme plus jeune (le petit frère de l’hôte, son fils, son cousin, son neveu) qui l’assiste durant le ping-pong des salutations. Ce dernier porte la parole de l’hôte à son invité et inversement. Le porte-parole s’adresse en ces termes au visiteur : « Les aînés me demandent de vous annoncer que chez eux, c’est la paix, la sérénité, tout va bien. Et veulent savoir comment ça se passe chez vous » ? Moment instructif ! Le visiteur décline enfin les raisons de sa visite. Une fois terminé, le porteur de parole la reprend et demande à son aîné, qui est l’hôte s’il a entendu les raisons du visiteur. L’hôte acquiesce, apporte des réponses ou des approches de réponses aux questions relevant de la visite que lui rend son invité. C’est à ce moment-là que généralement, les échanges formels s’arrêtent pour digresser totalement dans des échanges plus banals.

Aujourd’hui, je dois l’avouer. J’ai mis du temps, beaucoup trop de temps à comprendre que dans nos cultures africaines, il y a beaucoup de poésies, de sentiments et d’attention envers l’autre. Cet altruisme et cette hospitalité teintée de traits affables font des peuples africains, les êtres les plus aimants au monde.

Le magnétisme des relations kpaliméennes n’a pas pris de coup malgré les changements économiques qui s’opèrent au détriment des natifs du milieu. Si l’air frais et l’espace verdoyant courant monts et vallées attirent aujourd’hui de plus en plus de visiteurs étrangers, la situation économique défraîchie participe à une cherté de vie inespérée. Les prix des ingrédients locaux, comme les fruits, les tubercules, les légumes, bien que cultivées en pleine région, grimpent en flèche. Ce sont désormais « les prix d’étrangers » qui sont pratiqués dans les commerces. Et pour cause, le tourisme en pleine croissance a participé à la spéculation. Les motels faisant office d’hôtel ont poussé comme des champignons, les mœurs deviennent légères et les lieux de réjouissance, légions. Les habitants ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts ; Et en face de cette souffrance de plus en plus accrue, les étrangers et autres visiteurs d’un week-end exultent et chassent la chair fraîche en promotion à tous les coins de rue. Un petit bangkok se crée à quelques encablures de Lomé, et les candidats à l’escalade des monts de venus ne manquent pas.

Kpalimé Market

Trop de Kpaliméisme tue Kpalimé. On en revient généralement les bourses vides ! et ceci dans tous les sens du terme !

 

Cette vie chère pour un milieu économique encore fragile, les journalistes de nombreuses fois en séminaire dans la ville, n’en ont jamais parlé. Ils ont préféré faire fi du problème, oublié la raison de leur métier, et payé pour les plus vicieux, ce droit de cuissage pas très tabou dans la culture locale, qui vous fait courir les doigts sur les perles enserrant les hanches en amphore des généreuses gazelles réchauffeuses de lit par temps frais le soir à kpalimé.

Kpalimé Cristal

RENCONTRES BEER -2-BEER – La réunion des physiciens-The Physicist Meeting

On ne sut pas pourquoi, ni comment, tous les buveurs (voire buvards) encerclant la table jonchée de bouteilles vertes-50 délaissèrent, Chairman, Guinness et autres Awooyo, pour se mettre à la PILS, cette bière qui se boit comme de l’eau (5% d’alcool) et dont le nom lu à l’envers donnerait SLIP. Le Slip, ce petit triangle qui chez les femmes, matérialise la frontière, le rempart de tissu fin, dentelle ou nylon, parfois cela ne tient qu’à un fil (string)… le seul rempart faisant écran d’avec le paradis, le pot de miel, le septième ciel, le fourreau magique, le minou, la foufoune et que sais-je encore? (Démons de la digression et du hors-sujet, sors de mon corps)

Hans Justinov ! l’homme qui est à la rencontre BEER 2 BEER ce que Sylverster Stallone serait à Rambo avait entamé sa troisième pils quand je lui fis commenter cette image brillante de Bino La Rigueur, un ivoirien à l’humour ravageur.

BRINGBACKOURVIANDE

Commentaires de Hans Justinov, l’oeil vif et le doigt brandit tel un enseignant tentant de faire passer désespérément son message :

EBOLA, c’est EBO de l’au-delà !

A partir de ce moment, je su que cette soirée allait partir dans des analyses et des contorsions de réflexions incroyables. Voici la preuve que je n’ai pas vraiment été déçu!

Ce soir là, la discussion avait tout de suite digressé sur un problème chimico-physique portant sur la saveur de la bière suivant le récipient qui le contient; et/ou dans lequel il sera bu. Je m’explique : Hans Justinov est parti d’une théorie selon laquelle, la bière bue dans du gobelet (ou dans une chope) en aluminium a un goût différent, voire même un meilleur goût que la bière bue dans un verre.

Tout de suite, il y eut deux écoles de physiciens autour de la table :

– Il y eut l’école de ceux qui étaient sûrs que la bière changeait de goût dans un contenant en aluminium

– et l’école de ceux qui pensaient que l’aluminium n’avait qu’un effet psychologique sur le goût, voire la saveur que la bière conférait au buveur.

Chope de bière !

C’est alors que j’entrai dans la danse des réflexions exprimées, arguant que l’aluminium goûté du  bout de la langue avait lui-même déjà une certaine saveur ! que l’aluminium est un élément chimique représentant un oligo-élément (minéraux dont le corps humain a besoin en faibles quantités) incontournable dans la constitution des tissus physiologiques humains et que c’était de bonne guerre que bière soit mélangée à un peu d’aluminium érodé du gobelet qui a été taillé en la matière !

Enfin, rappelai-je, cela n’est même plus hypothético-déductif comme argument, prenant un ton solennel :  “auriez-vous oublié que les fûts de pressions sont en aluminium, et qu’on s’est toujours demandé pourquoi la bière à pression a si bon goût et est si rafraîchissant?”

A la fin, Hans Justinov (6 PILS bues) et moi (3 PILS bues) avions pris des allures évangéliques; à l’endroit de nos interlocuteurs (Sapol et Essowè), nous avons prononcé ces paroles : Allez et appliquez ce que vous avez entendu ici ce soir ! Répandez la bonne nouvelle à tous les buveurs de bière sur terre ! La bière servie dans un conteneur en aluminium est la meilleure bière au monde !

AMEN!

The SSS : Selfie Success Story

Miss Ayo Délé

C’est un phénomène de mode, une affaire d’égo photographique comme le montre la version québécoise du mot : « Egoportrait ».

Tout le monde s’y prête, par miroir interposé, ou en tournant l’objectif de l’appareil photo vers soi-même habilement pour shooter sa tronche.

Cet article évoque avec un peu d’humour l’historique du selfie et ses différentes déclinaisons au fil du temps.

the-rise-of-self-photo-selfie-infographic

On a longtemps cru (même Wikipédia) que les précurseurs du Selfie furent par exemple, la duchesse Anastasia Nikolaïevna de Russie. En 1914, elle s’est photographiée devant un miroir et le résultat a traversé le siècle dernier, et ses deux grandes guerres pour être réitéré ici. On ne nous dit pas en revanche s’il y a eu d’autres photos où elle était moins habillée. Son mari, le grand-duc les a peut-être toutes gardées (jaloux va !).

Grand_Duchess_Anastasia_Nikolaevna_self_photographic_portrait

Mais si vous pensiez que le selfie n’est pas plus vieux que ça, eh bien je vais vous…

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Meeting Beer 2 Beer – Rencontre avec Jane Black

Je n’arrive plus à rien écrire. Je trime trop au boulot, les tâches qui s’amoncellent, qui deviennent des tas d’immondices qui polluent ma table de travail ou mes mails outlook : Wence, fais ci, Wence fais ça, Wence tu n’a qu’à… Wence, il faut qu’on… Wence, tu devras… en fait mes chefs ont un langage très limité. c’est le fais-ci, fais ça, tunaka, yfokon, tudevra. En fait j’aurais pu demander qu’on mette un robot à leur place, une fois bien programmé ça marcherait tout seul… aaaaaaaaaaah digression, wence ! tu digresses, recentres le sujet. Fais un centre ! buuuuuuuuuuuuuutttt!!!!

Bref, je déconne, donc je disais que je ne produis plus rien de bon… j’ai prévu d’écrire un article un peu sociologique sur le selfie, phénomène de mode sur les réseaux sociaux, et j’y suis pas arrivé… pas l’temps.

Ensuite j’ai prévu d’écrire sur l’argent, les dépenses, la consommation et nos habitudes, mais là encorrrrrrrrrrrre, pas le temps.

Mais quand il s’agit de bloguer une rencontre Beer 2 Beer, là c’est facile. Je bois un peu, juste ce qu’il faut, et voilà, le bougre lancé sur son clavier à vive allure, pianotage à volonté, un article en Sol majeur? en Sol facile à dorer? ou SOL FA SI LA DO RE…

D’abord, cet article est pour ce membre de la famille dont je ne connais pas le lien de parenté qui nous lie (est-ce un fou à lier, fou allié?), Mister Lovejoyce Amavi, le communicateur-tueur du moment à Lomé. Le mec capable de vous vendre le pot de yaourt sans le yaourt au double prix du yaourt (enfin, c’est ce que font les communicateurs, pire que les avocats mais bon). Lovejoyce (eh this girl, you dey love joyce oooo) a toujours été fasciné par les rencontres Beer 2 Beer, alors , special dedication for you men ! yarama mercy ! (façon rasta quoi, yeah man!)

D’abord, rencontre beer 2 Beer vient de bière, hein, évidemment… 2 (two) parce qu’on est deux à l’origine, on s’appelle et on boit une bière chacun, donc 2 beer ou plus quand Justin est heureux d’avoir pu finir une application en visual basic ou en java ou en tout autre langage machine machin chouette, etc.

Donc généralement, mon téléphone sonne ; et c’est presqu’un ordre qui est aboyé dans mon oreille : “Viens à Shell dans cinq minutes“. Dans ses meilleurs jours, quand sa voix ressemble à celle de louis armstrong en fin de concert, c’est plutôt : “Man ! mon bar est ouvert jusqu’à 23h“. Faites pas attention, c’est pas son bar.

Pour faire une rencontre BEER 2 BEER, il faut avoir au moins deux personnes, dont l’une doit être forcément un Hans Justinov ou quelqu’un d’approchant, (quoiqu’on ne remplace jamais l’original par la copie mais bon…).

Il faut ensuite laisser ce Hans Justinov là, choisir le lieu de la rencontre! c’est sa fonction primaire, la base qu’il ne faut pas fausser au départ. Sur le GPS de votre smartphone, ça sera Shell Klikamé, peut-être Total-Totsi, ou depuis ce samedi 12 Avril, la station Total d’Agoe Assiyéyé.

Viens alors ce moment il faut boire;  de la chairman de préférence, à 10,5% le taux d’alcool avec une marge d’erreur de 5% (les ghanéens disent que le taux d’alcool du chairman fluctue). Le résultat obtenu est de parler comme des australopithèques, avoir des yeux qui brillent et avoir des discussions de haut niveau du genre :

– des fois je suis célibataire par moment
– ah bon? célibataire?
– oui, célibataire!!! euuuuh ou seul bataire, ahahahaha, seul batard, ahahahaha, sale batard, ahahahaha, sepp blatter, ahahaha, oh pardon Monsieur la FIFA” !

C’est donc un appel téléphonique qui me tira de ma torpeur du 13h du samedi, pour me parachuter par zémidjan interposé à Shell Klikamé. Le Justinov était là trônant à l’entame de la Chairman. Je joue la modestie; me remettant au bon soin de la serveuse qui m’a transpercé de son regard félin et de ses deux obuts mamaires (mamamia !). J’ai failli lever les mains en l’air, tellement je me suis senti braqué. Devrais-je dépister un hypothétique cancer de sein à la main (on se concentre Wence ! …).

Donc la modestie aidant, je me suis mis à la Guinness, 1759, du pur Irlandais, 7,5% d’alcool une bière noire émoussée dans une bouteille de 33 cl avec des hanches en amphore. (La serveuse serait-elle compatible avec la bouteille).

Justinov, but, re-but, rugit, finit la bouteille et paya son du et le mien puis sortit dans la chaleur humide.

13h40, Justinov digère la bière de gingembre ; son cerveau tourne à la bière-vapeur. Une inspiration culinaire l’illumina. Aller à Agoe Assiyéyé, prendre des petites ignames, les faire cuire dans de la cendre, et les manger. J’étais là en découvreur aventurier, avide de devenir l’Indiana Jones des petites ignames cuites à la cendre.

14h environ, le désespoir nous envahit, les petites ignames ne sont pas au marché parce que ce n’est pas le jour du marché. Et comme un homme désespéré noie son désespoir dans l’alcool, le bar le plus proche Total Agoe Assiyéyé fut l’hospice de notre salut. Retour de la guinness dans mes mains, pils pour Justinov.

15h, Justinov, boit, je bois, Sapol arrivé à un moment donné, boit, un ami qui l’accompagne boit, une dame reconnaît Justinov, son mari est une relation familiale de Justinov, ils (mari et femme) s’asseyent et se mettent à boire à leur tour. Et c’est là que la rencontre BEER 2 BEER, de bar en bar, faisant de nous des barbares, va prendre un tournant inespéré. ça y est? toute la conjugaison du verbe boire est passée? (Boileau de la Fontaine ou Bois l’eau de la Fontaine)

16h, la femme qui est assise à notre table boit à la même allure que Justinov. Elle nous avoue qu’elle est moba, que boire fait partie de l’éducation dans sa culture, dès le bas âge. C’était inattendu. Spectaculaire, Outstanding ! Standing Ovation ! Je décide de la surnommer Jane Black (qui a vu le film Rencontre avec Joe Black?)

Elle boit, Justinov boit, moi j’ai arrêté de boire, Sapol ne boit plus, il est parti avec son ami. Le mari de la moba s’est excusé pour des raisons professionnelles et nous a abandonné aux mains de sa femme. Nous sommes donc trois autour de la table. Les liens de buveur se resserrent!  Justinov, la dame moba et moi. Je suis au Soda (c’est mon petit lait), je bois de l’eau gazeuse, justin boit de l’eau gazeuse, la dame boit de la bière, sa deuxième. Une serveuse s’approche de notre table avec 4 bouteilles de Pils : « Tantie, un Monsieur assis là bas au fond, m’a dit de vous apporter ces bouteilles de Pils » Etonnement, stupéfaction ! Or chez les zouglous, quand tu es stupéfait, cela veut dire, si tu peux, tu fais !

Elle ouvre l’une des 4 bouteilles, et boit, elle nous enjoint de faire comme elle, Justinov, re-boit aussi une Pils, moi je démissionne, il n’y a aucun moba dans mon pedigree, je n’y arriverai pas.

Elle a abattu trois pils, a déployé son 1m 80, a marché avec beaucoup d’assurance, comme si elle avait passé son temps à boire de l’eau, a remercié l’homme qui aurait été une obscure relation d’amitié d’antan qui l’a reconnu au loin (nous a-t-elle confié).

A la fin de cette virée, Je reprends ma définition !

Quand vous voulez faire une rencontre BEER-2-BEER, ayez un Hans Justinov à portée de main. Et priez silencieusement pour croiser une femme moba au bar. Le spectacle de cette danse synchronisée entre la femme et la bouteille est tout simplement saisissant et renversant.

Have Sex ! What else?

Selon Gustave Courbet, ou du moins à en croire son célèbre tableau “L’origine du monde” peint en 1866, tout a donc commencé par le sexe.

Origin-of-the-World

Récemment on a failli faire de cette oeuvre un timbre-poste!

L’article du Figaro

De cette affaire non-moins sexuelle, découla cette vanne de Gaspard Proust :

A chaque fois que tu veux coller un timbre, tu auras l’impression de faire du cunninlingus…

Le sexe ! why not ? Qui n’aime pas le sexe ! levez les mains ! Du roi jusqu’au vacher, il y a une certaine unanimité libidineuse. et la même envie d’abandon au plaisir depuis la Reine jusqu’à la bonne ! (les bonnes sont parfois les plus bonnes… fait culturel important des années 90-2000 dans mon environnement immédiat où ton ami te fait : woaaaaa j’ai sauté la bonne ! et toi t’es interloqué ; ” la bonne fille” ? non non… la bonne qui est chez nous à la maison là euuuh…)

housemaid-affiche

Le sexe ? le truc dont la saveur est infinie, qui n’a pas de compteur ?

HITLER BRAIN

Je fais un peu d’histoire. Cinéma d’avant-guerre, Alfred Hitchcock – pas plus de six secondes de scènes d’embrassades dans un film de plus de 90 minutes. Sentez-vous le poids de l’hypocrisie ? Qui est surpris qu’on ait fabriqué dans la même période un Hitler colérique qui a amorti son incompétence sexuelle dans des fours crématoires, envoyant des millions de juifs au méchoui ! (ou à la shoah).

naissance du porno
Années 70, la naissance du porno. C’est la libération sexuelle médiatisée. Toutes les affections se cantonnant à la chambre à coucher (et parfois chez le gynéco) sont diffusées. Cachées, mal cachées par les parents, les cassettes vidéos X-HARDCORE atterrissent dans les mains innocentes… elles deviennent d’ailleurs vite masturbantes mais bon…

masters of sex

L’image ci-dessus n’est pas une affiche de blue film, autant vous rassurer. C’est une série télé sur le quotidien professionnel et affectif de deux chercheurs spécialisés dans l’étude des comportements sexuels : William Masters et Virginia Johnson. Si vous aimez la musique des années 50 et les vieilles voitures, plongez vous dans ça (sans mauvais jeu de mots, lol).

Le sexe, comme un plat qui se mange froid… toute l’éducation sexuelle ! parler du sexe avec les enfants pour les désintéresser de la chose ! et pourtant, il faut goûter, aimer, en prendre langue et reprendre…

https://www.youtube.com/watch?v=ZgEU1spEmEc

Quant au porno, le vrai, bah il  n’est finalement qu’un film ordinaire. Vous ne pouvez pas faire comme Rambo chez les popovs (chez les russes). Pourquoi tout le monde pense pouvoir la sauter comme Lexington Steel ou Rocco Siffredi la saute ?

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Le sexe, c’est du bricolage perpétuel ; ça fait un bien fou, mais les nirvana sont atteints par écoles successives ; un accord de partenariat à deux ou plus (faire l’amour) ou imposé (le viol). Plaisir unilatéral (viol ou manque de savoir-vivre, manque de savoir-b**ser), plaisir bilatéral (faire l’amour) ou multilatéral (partouze)…

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Le sexe, sous Charles II, roi d’angleterre : Il est demandé à chaque sujet du royaume d’obtenir la précieuse autorisation de faire l’amour. Si vous ne l’avez pas et que votre femme est enceinte après, vous êtes mal barré. The FUCK : Fornication Under Consent of The King ! (Ah la fable ? l’affable fable ? bof… il parait que c’est vrai)

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Et puis si vous voulez vous assurer que les actrices porno (elles sont les plus belles, c’est des miss monde nues !) sont normales et réfléchies, regardez Katsuni.

Katsuniet une interview de Katsuni, ça vous embouche un coin. Elle ne réfléchit pas avec ses ovaires,… comme certaines qui font pas du porno, mais qui sont d’un niveau bas ! très bas !

https://www.youtube.com/watch?v=ZgEU1spEmEc

Le sexe ? faites vous prendre par tous les bouts ou prenez les par tous les bouts (je dis ça pour les homo et les hétéro, je suis démocrate moi ! oui madame ! oui monsieur ! mais de la tendance traditionnelle où on enfiche le mâle dans la femelle).

Ah, faites attention aussi, chez certaines espèces animales, comme l’amante religieuse, pardon… la mante religieuse… le mâle quel que soit le plaisir donné à la femelle, finit mangé littéralement par celle-ci.

En amour, il n’y a que les commencements qui soient charmants. Il ne m’étonne pas qu’on trouve plaisir à recommencer si souvent – Prince Charles Joseph de Ligne

D’ailleurs, ne vaut-il pas mieux d’avoir des regrets que d’avoir des remordsPatrick Poivre d’Arvor

C’est ce qu’on appelle finir ses maux d’esprit par un mot d’esprit…

On dit que la langue française est compliquée ? …

J’ai trouvé ceci sur la page facebook d’un ami : Cyrille Gagnon Lawson. En même temps, je ne sais pas où il l’a trouvé lui ! mais tant que ça a du sens et que ça réveille un peu de sens de l’humour, adoptez le et répandez la bonne nouvelle partout, lol !

On dit que la langue française est compliquée, mais que dire de l’Anglais !
Français:
“1H58 à 2H02 : une heure cinquante-huit à deux heures deux.”
Anglais:
“from two to two to two two”
Français :
“Trois sorcières regardent trois montres Swatch. Quelle sorcière regarde quelle montre Swatch ?”
Anglais:
“Three witches watch three Swatch watches. Which witch watch which Swatch watch??
Français:
“Trois sorcières suédoises et transsexuelles regardent les boutons de trois montres Swatch suisses. Quelle sorcière suédoise transsexuelle regarde quel bouton de quelle montre Swatch suisse?”
Anglais :
“Three Swedish switched witches watch three Swiss Swatch watch switches.Which Swedish switched witch watch which Swiss Swatch watch switch?