Le Salaud Lumineux chez le Gynécologue

Ça vous embouche un coin ? Bah voici justement une mise en bouche !!!

 

Si je vous disais que je n’accompagnais pas ma femme ? Pour une hypothétique consultation prénatale ? ou pour une échographie, genre entendre la chair de ma chair, le sang de mon sang faire des échos graphiques à travers le ventre de sa mère et voir ses pattes de fœtus mal appris bouger à l’écran blanc-noir ? (A quand l’échographie en couleurs d’ailleurs, option LCD, 3D surround 8.1 ) ?

Gynecologue

Non le salaud lumineux n’est pas marié. Il est un cœur à prendre, mesdemoiselles, faites passez vos C.V., n’oubliez pas de bien remplir, la rubrique loisirs, plaisirs et penchants… merci !

 

Je ne suis pas allé chez le Gynéco non plus à cause de mon ventre un peu ballonné, fruit de quelques rencontres Beer 2 Beer ; ventre fièrement exposé dois-je le rappeler aux côtés Lovejoyce Amavi, lui aussi Torse Nu durant l’audience que nous accorda le samedi en fin d’après midi, la Grande Prêtresse Royale de Togoville, grande détentrice de l’histoire du Togo originel !

 

(aaaaaaaaaargh, va-t-il enfin nous dire pourquoi il est allé chez ce p*t**n de b*r*d*l de Gyneco) ?

 

Tout en vérité commença par une douleur ressentie au niveau de mon testicule droit ! Eh oui, genre comme dans un test de micro (visionnez l’image, concentrez vous, oséna vivi) ; « test ! test micro ! test 1 ! … test 2 !… testicule » — . Oui, le côté droit de la paire de couille est subitement devenu douloureux.

 

Est-ce parce que je n’ai pas payé au fétiche du lac togo, mon droit de passage de 210F  le samedi dernier en traversant ses flots en forme de dos d’âne mouvants ? Dieu lui-même me punit-il de n’avoir pas posé, foulé, marché (et pas sur l’eau) dans le sanctuaire marial de Togoville après avoir exploré l’antre de la forêt sacré (ou l’antre du diable ? abossanhou ? a bou séa nou ?) … je n’en saurai rien. Toujours est-il que le lundi en soirée, je me donnais de l’espoir, ça ira, un homme c’est dur quand les temps sont durs, ça surmonte sa douleur et ça la ravale et ça avance ! Rangez vos couilles dans vos pantalonnnnnns ! Fermez vos braguettes !!! Reposez ! armes !

 

Le mardi en journée je marchais déjà comme un gangster avide de venger ses brothas du ghetto de New Harlem (jambes un peu écartés, faut pas que ma gonade droite touche l’intérieur de ma cuisse droite…). Il me manquait le gun (ou rifle) mais sur qui pouvais-je tirer ? mon patron ? mes collègues ? les autres cadres de l’institution ? ces animaux glapissants, rampants, grognants de la grande ménagerie de mes vices ?

 

american gangster

Les douleurs montent d’un cran. Elles me laissent tout de même un moment de répit, celui où je pose mes fesses sur mon fauteuil-cadre (cadre ? bah j’en suis pas un pourtant), avant que ce téléphone de mes deux, s’agite, roucoule, sonne, glougloute et me pousse à me déplacer, mes roubignolles et moi pour aller expliquer à un fonctionnaire qu’un ordinateur, ça ne ment pas ; que c’est lui qui ne sait pas s’y prendre etc (c’est mon travail, je montre des trucs et astuces aux gens qui ont un niveau maternelle en informatique. Lol).

 

J’ai tenu, serré, grincé mes dents, laissé paraître des rictus sur mon visage, toutes dents dehors (Je ne suis pas un Sans-dents ? oh lala, je ne savais pas), et affiché une démarche de plus en plus appuyée de l’American Gangster dans les couloirs de la banque ; mes collègues et amis me gratifient d’appellations peu vertueuses, celui de « couillon » arrivant en tête puisque s’adaptant mieux à la circonstance de plus en plus aggravante que traverse Saint Wence (prénom du salaud lumineux) des couilles douloureuses.

 

Pourtant, je vais passer la soirée du Mardi avec des amis du quartier, rigoler un bon coup sur le chagrin d’amour d’un pote d’enfance (la fille vient de l’appeler, « on ne peut plus continuer, j’aime un autre », schéma classique, on peut échanger nos couilles, vu que t’en auras pas besoin ?). On arrive chez Chérif, le Guinéen du fameux spaghetti Kaloum (un italien malien ?). Son lait caillé est coulé dans une grosse tasse, je l’avale à coup de cuillères à café, ma douleur inhibée par le goût du lait sucré, mes papilles électrisées. C’est presque orgasmique ! ah j’oubliais, je dois me lever, marcher pour retourner à la maison ! Nouveau ballotage de la paire de boules entre mes cuisses, picotements, douleurs, décharges électriques, de la lave coule dans ma cuisse droite, ça me rappelle la piqûre anti-palu d’une infirmière deux semaines plus tôt ! J’ai baissé mon froc devant elle, mais c’est elle qui me l’a mise ! était-ce une ladyboy ? une shemale ? noooooooon, concentrez-vous, elle m’a mis la seringue au c** ! que croyiez-vous ?

 

Mercredi matin, j’ai bien dormi, trop bien dormi même !!! je me lève du lit, je fais deux pas hors de ma chambre ! woooooh p*t*i*n ! (gbinchin pintin #dj arafat) ! j’ai mal à mes parties ! le prochain opéra que je dois écouter sera “Casse-Noisettes”? une partie de mon service à 3 pièces toujours douloureuse cause des élancements dans toute ma jambe droite. Je marche comme un astronaute sur la lune, un petit pas pour moi dans la cour de la maison ! un grand pas vers l’hospitalisation, l’hernie, la chirurgie, les couilles charcutées, la vasectomie, chérie, je peux plus faire d’enfants, maman, ton petit fils est mort avant d’être né, Philippe (c’est mon neveu de quelques semaines à peine) t’auras jamais de cousins, etc.

 

Arrivé au boulot, je franchis la grille de sécurité, badge obligatoire, mon collègue, il s’appelle Senyo Semedo… il m’appelle, je raccroche, … on se retrouve au café une heure plus tard, il me rappelle un article que j’ai bloggé il y a un an : « La pétarade du couillu » ! Il me fait remarquer avec un regard moqueur et goguenard que je subis les affres du personnage principal de mon article. Il exulte, Il rit à belles dents (lui aussi n’est donc pas un sans-dent ? mais François Hollande, c’est qui le sans-dent finalement) ? “Tu veux des images de couilles pour ton prochain blog? prend les tiennes en photo ! “… il en profite… c’est abusé !

 

Il est 10h30, après quelques allées et venues dans les sombres et froids couloirs de la banque, mon entrejambe est en feu, j’aurais bien appelé les pompiers, voire même, les pompières, femmes sexy de rouge vêtues, m’arrosant d’eau…

Non, je recommence, ma bite n’est pas en feu, la testicule de gauche indolore, mais celle de droite ? Asafroulaye, layila ilala, soubouhanalaye, walaye, je vais mourir, **la je t’aime, même si tu ne m’aimes pas, sache que je t’ai aimé jusqu’au dernier jour de ma vie, je t’aime jusqu’à l’infini, je meurs, seigneur, je viens (oh mon dieu, je viens !!! comme un orgasme chrétien !!!)… halte au blasphème, je choisis d’aller à la clinique biasa, pour m’interroger sur l’origine de mes souffrances, quel fruit défendu ai-je mangé, le serpent entre mes jambes m’a –t-il trompé, ce n’est plus un SOS (Save Our Soul) que je lance à mes patrons pour obtenir une fiche de course en ville ! non ! c’est un SMB, (Save My Balls), ou « Save My F*ck*ng Balls » !

 

Je fais un grand écart pour monter sur une moto, clinique Biasa, je viens !

 

 

On dit que la Clinique Biasa est à l’univers hospitalier au Togo ce que l’hôtel Sarakawa serait à l’univers hôtelier ? en fait, on dit, on dit…, c’est moi qui dit !!! En tout cas, les sans-dents n’y ont pas droit ? C’est bon, j’ai mes 32 dents, allons-y !

Une femme derrière un hublot me zyeute. Forme généreuse, et un petit sourire qui s’affiche avec des dents d’écureuil. Je lui explique vite fait, mon mal. Douleurs de testicule, qui dois-je voir ? Elle me fait un « ouh lala » de surprise et de ravissement ; elle sourit complètement en écureuil, elle a du penser à des noisettes à la place de mes couilles ? et là, tombe de ses lèvres la phrase qui me rassure « oh lala, si j’étais généraliste, j’allais m’occuper personnellement de vous », elle sourit de plus belle, je souris de bon cœur « enfin une femme qui me comprend » **la tu vois ? tu vois ? je suis aimable, on peut m’aimer moi aussi, snif snif… j’vais pleurer.

 

Elle me propose d’aller au bureau d’enregistrement et de revenir payer 6000F pour la consultation (bah c’est pas si cher après tout, même un sans-dent paierait hein…)… j’y vais, je paye, je reviens, et là surprise elle me fait de sa petite voix mielleuse (son recruteur a dû la sélectionner pour sa voix, ses yeux en amande, son teint clair avec des joues constellées de traces noircies par des micro-abcès crevés et cicatrisés ; une joue de petite panthère en chaleur, graaaouuuu, mords-moi, jolie réceptionniste).

 

 La petite voix mielleuse (on aurait dit la voix de ma conscience) me fait : « je vais vous envoyer chez un gynécologue, ce n’est pas mieux » ? « euuuh ? gyneco ? bah euuuuh, j’en sais rien, euuuuh, les mecs aussi ont le droit d’aller chez le gyneco ? euuuh »… (je fais des borborygmes comme mon neveu Philippe, moi chez le gyneco, etc).

 

Finalement, ce sera le gyneco ! « CM09, asseyez-vous devant son bureau, il vous recevra dès qu’il aura fini avec une patiente »… snif, si mes ancêtres me voyaient. Leur digne fils assis devant bureau d’un médecin pour femme !

 

Je m’assieds à côté d’une nana, sexy, en jeans délavés ; constellé de petits boutons-pressions argentés qui attirent mon attention sur ses cuisses charnues. Des personnes passent, me regardent comme si elles ont vu un dinosaure… avant de repartir perplexe. Que fais le mec devant le bureau du gyneco ? sa femme est à l’intérieur ? sa femme est la nana trop sexy à côté d’elle (oh le chanceux, oh le mal barré, on va la lui piquer), serait-il hermaphrodite ? c’est ça hein, le truc où t’a un pénis et un vagin hein, comme ça tu peux faire du pénis de table (le sport préféré de DSK ?) etc.

 

A un moment donné, une jolie fille sort de chez le Gynéco. Ressemblant comme deux gouttes d’eau à la fille avec moi. Cette dernière se lève, va à l’encontre de celle qui venait de passer la porte du docteur, et dans un mouvement d’ensemble et de paires de cuisses potelées et enserrées en jeans, elles s’éloignent. La patiente sortante s’est faite sûrement tâtée! moi j’entrais. (hum, l’entrée-sortie, quel mouvement !!!). Le médecin me reçoit.

 

Dr EGAH, c’est le Doc Gyneco de BIASA. Jeune, regard vif, cheveux courts, bon français, bonne écriture aussi (on lit sans difficultés le nom des médocs sur l’ordonnance). J’aurais du faire Gyneco, , éclairer de lampes puissantes ces derrières de rêve !!! C’est pas une routine du dimanche à la Trysha La là hein… (allez lire La Routine du dimanche de la bloggeuse togolaise. C’est l’article qui vous montre tout en vous privant de tout. Cyrille Hanouna a son “Touche pas à mon poste”, Trysha La a son “Touche pas à mon Postérieur, regardez seulement! pas touchez ! aaaah, sale cabot !… c’est du Girls anatomy (ou Grey’s Anatomy) ?   si c’est pas tuage !!! en tout cas c’est mourage !!!

 

Le médecin est tout aussi surpris de recevoir un homme, mais il se reprend vite (l’expérience ?), il m’interroge, j’expose les faits que vous connaissez déjà ?

 

Avez-vous eu des rapports sexuels récemment ? quelles questions !!! c’est mal connaître le Salaud lumineux ! je pars dans des diatribes…

 

“ah docteur, le sexe et moi… vous savez, toute cette année ça été compliqué, je suis tombé amoureux d’une fille, qui ne m’aime pas, j’ai eu l’impression qu’elle a ficelé mes couilles dans un papier cadeau et est partie avec, je l’aime tellement, aucune autre fille ne m’excitais, jusqu’au mois de juillet, où submergé par le nombre de nanas déversées dans les rues par ces temps de vacances qui courent, et prêtes à coucher pour un peu d’argent, je devins subitement très actif et ce jusqu’à la mi-Août. Oui ! les femmes sont un sujet sur lequel j’aime m’étendre, dans le sens le plus littéral du terme !!! je me suis étendu sur elles mêmes étendues sur mon lit, etc. mais il y a deux semaines, docteur, j’ai tout arrêté. Tout !!! de la chair de salaud lumineux a été retrouvé dans de la chair de jeune fille de 20 ans dans mon lit, il n’y avait eu que des reconnaissances charmantes, mon dieu c’était tellement bon, qu’à la fin, j’ai décidé de ne plus recommencer et de me reposer (comme Dieu au septième jour de la création). Docteur, je plaide non coupable, je suis un enfant de la plèbe mais je ne touche plus aux femmes, je ne sais pas ce qui a causé le mal au testicule dont je souffre”.

 

On passe à la table d’auscultation, moi ! Wence ! Me retrouver jambes écartées sur une table ressemblant à la table de travail d’une femme en travail !!! le médecin tâte mes modestes bijoux de famille, j’émets des cris d’homme courageux dans la douleur … on me tâte, me retâte, comme les tas de rats tentés tâtant un tas de riz tentants (oui, la musicalité des mots, je sais…).

 

A la fin, le médecin m’annonce, que ce n’est rien de grave !!! (quoi ??? tout ça pour ça ?). Une inflammation de la testicule droite et de son épididyme. Mesdames Mesdemoiselles, je ne vous fais pas de dessins ! Allez, je suis bon prince, je vous laisse le schéma !

anatomy

Je ressors du cabinet, heureux avec une ordonnance à saigner mon porte-monnaie.

 

Un ange passe, le poids de mes dépenses sur le dos. Il vole très bas !

 

Avant de partir, je paie une visite (to pay a visit) à Laetitia, une amie programmeur informatique à la clinique biasa. Elle me connaît un peu charlot sur les bords. Et donc évidemment quand je lui explique l’objet de ma visite à son hôpital, elle s’esclaffe devant ses collègues hommes, jaloux de comment j’arrive à faire rire autant la seule fille parmi eux… s’ils savaient ce que j’ai enduré, en connaître des vertes et des pas mûres, porter la croix de la douleur dans les couilles et faire rire une fille, pour couronner le tout.

 

Au moment où j’écris le brouillon de ces longues lignes, la douleur s’est amenuisée, les médicaments ont réussi là où mon courage m’a abandonné, je recommence par lever les yeux sur les belles stagiaires de la banque, tournant leur joli petit c** dans les mini jupes moulantes et sexy pour me faire pécher par pensée sans rien regretter.

 

Comment vont mes bijoux de familles ? ils vont bien, et au prix où je les soigne, le seigneur aurait du penser à me les faire en or massif !!!

 

(Mes couilles en or ! Like Pharell Williams Said : “I am HAPPY” !!!)

 

 

 

 

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7 thoughts on “Le Salaud Lumineux chez le Gynécologue

  1. Whaouh!!!!!!!!!, bravo pour ce billet qui s’inscrit plutôt dans son moment, c’est maintenant la mode de raconter sa vie sauf qu’ici c’est un blog et pas “facedechèvre”.
    Beaucoup de courage pour les bouillons.

  2. Mes sincèrres condoléances à tes couilles…garde toi de froller le domaine sacré de ses dames…un article plein d’humour et très réaliste

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