Cher Petit Togolais Libre… tes beaux mots pour soigner mes bobos…

Cher Petit Togolais Libre; J’ai lu tes beaux mots jusqu’à la fin ; jusqu’à ton “mot de fin”. Cela m’a redonné une petite faim de mots. Une faim d’écrire des mots feint de me prendre, de me surprendre, de me reprendre sans que je ne puisse comprendre. J’ai toujours lu tes mots touchants, accrochants, évoquant celui qui t’a porté sur les fonds baptismaux en ce bas-monde, celui à qui tu ressembles comme deux gouttes d’eau; si vous étiez nés ensemble vous seriez des jumeaux. Avec un peu de chance, peut-être des gémeaux. Gémeaux qui gémirent des mots que j’aime? Des mots de toi m’ont rappelé les mots des autres… toi, toi mon toit? sous le toit qui n’est pas tien, baisser la tête il faut bien?

Les mots d’esprits écrits par des auteurs qui souffraient de maux d’esprit?

Une hémophilie de mots distillés dans leur sang fouetté, trouant le papier; ou tuant l’origami.

Victor Hugo contemplant je ne sais quelle contemplation avait laissé entendre que “Les mots heurtent le front comme les vagues heurtent le récif” ?

Charles Baudelaire cultivant ses fleurs maladives pensait qu’on pouvait “trébucher sur les mots comme sur les pavés“. C’était son “mot du cuvier”

Combien de bière n’avons nous pas d’ailleurs cuvé pour manifester des maux d’alcooliques. Hans Justinov et moi, nos rencontres Beer To Beer;  Rien ne s’y perd, rien ne s’y crée, tous les maux s’y transforment. Les mots éthyliques comme quand cette serveuse nous raconta qu’elle était originaire du Nord. Et que je lui répondit “Vas tu voir tes parents au Nord souvent? Car la Bible a dit : Au Nord, ton père et ta mère“! Elle en rit! En rit à en perdre la tête comme Henri IV.

Cher Petit Togolais Libre,

Avant de poursuivre, je mets une musique produite chez la Motown.

J’écris mes mots pour hurler sans crier, c’est l’encre de ma voix, les mots que je croque jusqu’à la sève… non, en fait là, j’écris à l’oral… c’est cette chanson de Grand Corps Malade dont j’ai extrait ces derniers mots. Grand Corps Malade, guérit de ses maux par ses propres mots. C’est le miracle de la parole.

J’écris des mots parce que si je les dits, ma voix ferait des trémollos…

J’aurais préféré t’appeler Cher PTL pour faire plus court. Mais en même temps, je ne veux pas péter (PT) avant de répéter mon texte.

J’ai souffert de maux d’amour, écrit des mots pour faire la cour… une véritable coulée d’encre et d’émotion, sans jamais arriver à jeter l’ancre dans le port de son eldorado. Je donnerai ma vie pour l’entendre dire les mots les plus tendres. Là c’était Mylène Farmer dans ses mots…

Ecrire des mots d’amour, c’est comme écrire des mots roses?

Charlos Cros est tout sauf incisif quand il écrit :

Dans ces meubles laqués, rideaux et dais moroses

Danse, aime, bleu laquais, ris d’oser des mots roses

J’aurais pu écrire mes mots tôts ! mais il me fallait d’abord partir chez moi à moto.

Vous avez rendu un hommage à Monsieur NGUESSAN pour vous avoir donné les Maîtres-mots !

Maintenant je peux vous remercier comme Abdou Diouf, de m’avoir donné l’esprit pour vous écrire la lettre.

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3 thoughts on “Cher Petit Togolais Libre… tes beaux mots pour soigner mes bobos…

  1. lol, un petit patchwork de mots sortis des beaux mots de Yann Moebius. Il est l’étincelle qui a débordé le vase, la goutte d’eau qui a mis le feu aux poudres !!! lol

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